FIBROMYALGIE, DOULEURS CHRONIQUES : AGIR A LA SOURCE EN TRAITANT LES CHOCS EMOTIONNELS

Portrait Philippe

Les traitements de la fibromyalgie ciblent le plus souvent les symptômes (atténuer les douleurs physiques, l’anxiété, la dépression…). Pour traiter ce syndrome à la source avec, dans ce cas, une bonne probabilité d’en libérer le patient, il conviendrait d’agir sur les chocs émotionnels qui ont souvent précédé l’apparition des symptômes ainsi que le mécanisme « d’inversion psychologique » qui fait obstacle à l’évolution vers la guérison. Pour ce faire, les techniques issues de la psychothérapie émotionnelle et cognitive ainsi que l’hypnose ont amplement fait leur preuve. 

Philippe Coat est Praticien en psychothérapie énergétique et cognitive, Hypnothérapeute et Sophrologue spécialisé. à Colmar

Le fibromyalgique a souvent connu un traumatisme 

Fibromyalgie imageDifférents traitements sont prescrits pour soigner la fibromyalgie : des antalgiques, des antidépresseurs ou encore des anti-inflammatoires. A ce traitement médicamenteux s’ajoute parfois une rééducation physique et un accompagnement psychologique. Mais même dans ce cas, l’intervention psychothérapeutique n’est envisagée que comme un complément au traitement médicamenteux en vue de réduire l’anxiété, la dépression ou les douleurs, il n’est jamais envisagé en première intention.

Pourtant, nombreuses sont les données qui montrent que les symptômes de fibromyalgie s’accompagne souvent d’un trouble post-traumatique (1).

Pourquoi dans ce cas, ne pas mener dans la population des fibromyalgiques qui consultent un dépistage systématique des éventuels chocs émotionnels et les traiter par des thérapies qui ont pleinement fait leurs preuves dans ce domaine tels que l’Hypnose, l’EMDR ou les techniques de libération émotionnelle ?

Ces dernières ont fait l’objet d’évaluation scientifiques sérieuses. Il existe aujourd’hui plus de 100 études qui attestent de leur efficacité et plus d’une 40 aine portant spécifiquement sur le traitement du trouble post-traumatique (vétérans américains, victimes du tremblement de terre à Haïti…) (2).

La fibromyalgie

zones-douloureuses-fibromyalgie

La fibromyalgie est une maladie chronique, caractérisée par :

  • des douleurs musculaires ou articulaires permanentes,
  • de la fatigue chronique, en particulier le matin,
  • des troubles du sommeil parfois liés à un syndrome des jambes sans repos,
  • des symptômes dépressifs ou des troubles anxieux,
  • une incapacité à effectuer une tâche ou un exercice physique du fait de la douleur musculaire.
La fibromyalgie touche essentiellement les femmes (80 % des cas) entre 30 et 50 ans. On estime qu’environ 2 % de la population européenne serait touchée par cette maladie, mais ce chiffre reposerait sur des estimations peu précises.

Fibromyalgie et trouble post-traumatique

Comme le souligne l’étude de Keel P., dans de nombreux cas, chez les sujets atteints de fibromyalgie, on découvre des expériences traumatiques répétitives qui ont été vécues aussi bien pendant l’enfance que durant la période adulte (4).

D’autres études ont montré la comorbidité qui existe entre la fibromyalgie et les états de stress post-traumatiques (ESPT) (5,6). L’équipe menée par Raphael a mis en évidence dans une population américaine qui ont vécu durant le 11 septembre 2001, l’attaque du World Trade Center, qu’il existe une comorbidité entre la fibromyalgie et les états de stress post-traumatiques (PTSD).

Enfin, l’étude menée sous la direction de Cohen H. met en évidence que la prévalence du trouble post-traumatique est significativement plus élevée chez les patients souffrant de fibromyalgie que dans la population générale (7).

Le syndrome de stress post-traumatique

Le trouble le plus typique et le plus fréquent dans les suites d’un événement traumatique est le syndrome de stress post traumatique (SSPT). Le sujet a éprouvé une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur au moment de l’événement : deuil, maladie grave, perte d’un emploi, accident, blessure, séparation brutale, agression, viol, disparition, guerre, catastrophe naturelle… 

Après une période de latence qui peut être de quelques jours, quelques mois, voire quelques années, le sujet présente de manière durable trois types de symptômes : 1) un syndrome de reviviscence durant lequel l’évènement traumatique est constamment revécu sous la forme de souvenirs, de cauchemars, d’illusions, d’hallucinations ou de Syndrome stress post traumaflash-backs ; 2) un syndrome d’évitement qui conduit le sujet à fuir toutes les situations, les pensées, les représentations, les émotions et les souvenirs qui lui rappellent l’événement traumatique ; et enfin, 3) un syndrome d’hyper activation sympathique se traduisant par des symptômes neurovégétatifs : troubles du sommeil, irritabilité, difficultés de concentration, hyper vigilance, réactions de sursauts exagérés.

Il s’agit d’un trouble le plus souvent chronique. Son retentissement se fait sentir en termes de qualité de vie, de consommation de soins, de handicap fonctionnel et de complications à la fois psychiatriques, dépressives et addictives surtout.

Il est à noter, par ailleurs, que l’on repère une comorbidité (présence d’un ou de plusieurs troubles associés à un trouble ou une maladie primaire) entre le SSPT et différents troubles, comme les états dépressifs (risque multiplié par six), l’agoraphobie (risque multiplié par quatre), et enfin l’alcoolisme (risque multiplié par trois). L’étude épidémiologique de Davidson et al. réalisée sur une population générale aux Etats-Unis a retrouvé un risque multiplié par 90 de présenter un trouble de « somatisation » (symptômes qui se manifestent dans le corps) chez les sujets répondant aux critères d’ESPT (3).

Le traitement du traumatisme

Comment produire un changement profond et durable chez un patient fibromyalgique qui a connu un important choc émotionnel ? Les conditions du succès ont été étudiées dans le détail par Bruce Ecker et son équipe (8). Intrigués par le petits nombre de patients en psychothérapie capables de vivre des changements durables, ils décidèrent de les étudier et de repérer les points communs aux thérapies dont ils avaient bénéficié. Ils appellent ces conditions « la séquence de transformation » : émotion vive, juxtaposition d’expériences contradictoires, répétition.

Bruce Ecker

Bruce Ecker, directeur de l’institut “Coherence Psychology Institute”

Selon l’étude conduite par Bruce Ecker, pour produire un changement profond et durable dans le cadre d’une thérapie et notamment, agir efficacement sur les conséquences d’un traumatisme, les conditions à réunir sont les suivantes :

1. Emotion vive

La personne doit accéder au souvenir émotionnel ou à l’apprentissage émotionnel de façon vive et marquée.

2. Juxtaposition d’expériences contradictoires

Une « expérience de juxtaposition »  contredisant les modèles ou conclusions implicites dérivés de l’expérience originelle doit être activée simultanément. Cela est crucial car l’expérience originelle se voit ainsi infirmer.

3. Répétition

L’expérience de juxtaposition doit être répétée à plusieurs reprises pour que la reconsolidation ou l’extinction se produise. Selon Eric Kandel, prix Nobel de médecine en 2000 (8bis), cette répétition est indispensable pour que les nouvelles connexions synaptiques issues de l’expérience qu’a vécu le sujet se maintiennent dans le temps.

Nous y ajoutons les conditions du succès d’après Stephen Gilligan (9), Joe Dispenza (10) et Dawson Church (11), des praticiens de renom qui ont une très longue expérience clinique et une approche holistique.

4. Intention positive

Le sujet doit se pénétrer de son objectif, de l’état vers lequel il souhaite se diriger (9,10).

5. Connexion à une émotion supérieure

Le patient connait une « émotion du coeur » qui lui permet de changer son énergie et de véhiculer son intention positive : amour, gratitude…(10, 11).

6. Stimulation physique

La reconsolidation de la mémoire émotionnelle (le changement de la mémoire émotionnelle et la sensation de libération qui s’ensuit) est facilitée par une stimulation physique (11).

Traitement par les Techniques de libération émotionnelle

On comprend mieux dès lors le pourquoi de l’efficacité étonnante des Techniques de libération émotionnelle (2). En effet, on retrouve cette « séquence de transformation » au coeur du protocole utilisé dans ces techniques. On va activer mentalement le souvenir douloureux en replongeant le patient dans les images, sensations, émotions liés à l’événement. Une fois le patient « activé », on stimule une série de points de terminaison de certains méridiens créant ainsi une charge piézoélectrique qui circule à travers le tissu conjonctif le long de la voie de la moindre résistance électrique.

Dia reconso

La reconsolidation de la mémoire émotionnelle

Quand le souvenir traumatique est rappelé, avec la conscience de l’endroit du corps qui garde la mémoire primaire du traumatisme, la stimulation présente à l’organisme un message de sécurité qui n’est pas en harmonie avec le souvenir déclenchant le trouble émotionnel.

Ainsi, alors que votre esprit envoie un message de danger, votre corps reçoit un message contradictoire de sécurité. Cela découple le souvenir et la réaction de combat/fuite (stress). Les gènes précoces immédiats qui régule le stress s’expriment et le corps redevient calme. L’intensité de la sensation physique localisée sur le corps baisse, déchargeant l’intensité émotionnelle liée au traumatisme.

Traitement par l’hypnose thérapeutique

Le traumatisme peut également être efficacement traité par l’hypnose. Les protocoles les plus adaptés sont sans doute « la double dissociation » et la « désactivation d’ancre ».

Le principe de la désactivation d’ancre est le suivant : l’hypnothérapeute emmène le patient dans un souvenir très agréable marqué, par exemple, par le calme, la détente, la sécurité. Il va ancrer cet état interne, c’est-à-dire qu’il va créer une association dans l’esprit du patient entre cet état interne et un stimulus et ce, par une pression sur l’épaule, un son, une odeur… L’état hypnotique étant un puissant état d’apprentissage, ce lien sera le plus souvent établit immédiatement.

Puis il va plonger le patient dans le souvenir douloureux, celui de l’événement, de la situation traumatique et à nouveau, créer un ancrage par un autre stimulus.

Troisième étape : les deux ancres sont activées simultanément rappelant en même temps les deux états. L’ancre négative est relâchée avant l’ancre positive qui est maintenue quelques instants. On retrouve ici ce qui, selon Bruce Ecker est l’une des conditions nécessaires à un changement profond et durable : une émotion vive et la juxtaposition d’expériences contradictoires qui vont produire une reconsolidation de la mémoire émotionnelle, autrement dit, une libération.

La technique de la « dissociation » (simple ou double) permet, quant à elle, d’ajouter encore davantage de sécurité à la démarche : le patient est dissocié de la situation, il la regarde à distance, un peu à la façon d’un spectateur devant un écran de cinéma. Tous les outils existent donc pour briser cette association entre le souvenir de l’événement et la charge émotionnelle qui l’accompagnait automatiquement.

Pour traiter des chocs émotionnels, il convient bien entendu, de faire appel à des professionnels bien formés et expérimentés, connaissant toutes les précautions d’usage. A noter, notamment, que les séances portant spécifiquement sur l’événement traumatique seront toujours précédées d’un travail préparatoire sur les sensations, les émotions et les pensées associées aux symptômes. Le terrain doit être préparé avec précaution.

Fibromyalgie et inversion psychologique

Autre mécanisme fréquemment observé dans la fibromyalgie: l’inversion psychologique. Il s’agit d’une forte résistance inconsciente au changement qui provient de la peur de perdre le bénéfice tangible ou symbolique qu’apporte le trouble, le symptôme, la maladie (voir encadrés ci-après).

Bien qu’il soit largement connu par la psychothérapie, ce mécanisme n’est que très rarement pris en compte. Il va alors constituer une puissante entrave à toute évolution vers la guérison.

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Dans l’inversion psychologique, une partie consciente de moi souhaite changer, se débarrasser de mon trouble tandis qu’une partie inconsciente craint ce changement.  Les raisons de cette peur sont très diverses : ce changement peut représenter une menace pour mon identité ? L’équilibre du système familial est peut être menacé ? Ou alors je crois ne pas avoir le droit au bonheur ? Peut-être ai-je peur de perdre la sollicitude dont mon conjoint fait preuve à mon égard depuis que je suis souffrant(e)…?

Les praticiens en Techniques de libération émotionnelle le constatent tous les jours : pendant le traitement d’un trouble, la diminution d’une émotion problématique (évaluée sur une échelle subjective de détresse) connait parfois un coup d’arrêt. Le traitement ne progresse plus. C’est souvent le signe qu’une inversion psychologique bloque le processus de libération émotionnelle. Une fois traité cet « auto-sabotage inconscient », la libération se poursuit et parvient à sa résolution totale.

Traitement de l’inversion psychologique par les Techniques de libération émotionnelle

Sans entrer dans des détails qui seraient hors de propos dans cet article, la procédure est schématiquement la suivante : le thérapeute évoque à voix haute toutes les peurs que pourrait susciter chez le patient la perspective du changement ou de la guérison. La – ou les – propositions qui font mouche suscitent un stress. Dans le même temps, on stimule un ou plusieurs points de terminaison de méridiens, déclenchant ainsi un signal contradictoire qui apaise le système nerveux. Sous l’effet de la juxtaposition de ces expériences contradictoires, l’émotion qui était anxiogène revient à la neutralité et le patient parvient alors à envisager le changement sous son jour favorable. La résolution du trouble peut maintenant se poursuivre.

Inversion psychologique avec bénéfice tangible

Le cas de Marie, atteinte d’une hyper-inflammation du nerf sciatique

Les traitements que suit marie ne semblent pas beaucoup atténuer sa douleur et encore moins venir à bout de son problème. En arrêt maladie depuis 2 mois, elle est employée depuis 15 ans dans l’industrie où elle est formatrice. Elle connaît son métier sur le bout des doigts. Enjouée, dynamique, dotée d’une autorité naturelle ,elle est appréciée dans ce milieu masculin où elle a su se faire une place. Avant l’apparition de sa maladie, elle se déplaçait beaucoup en voiture d’un site à un autre. Elle marche maintenant avec peine.

La thérapie se désintéresse volontairement de son symptôme pour cerner ce qui se joue en elle. Son affection du nerf sciatique n’est pas le problème à traiter, il n’en est que l’ombre, la manifestation. Sa maladie est la compensation symbolique inconsciente d’une émotion qui n’a pas pu s’exprimer, d’un désir profond qui n’a pas pu venir à la conscience : elle a intégré ce milieu professionnel à une époque où, dans ses choix, acquérir une sécurité matérielle importait plus que la possibilité de se réaliser dans son métier. Elle est aujourd’hui respectée pour ses compétences, dirige une équipe, gère des budgets importants et tout cela comble son ego. Mais dans le même temps, ses aspirations profondes ont évoluées, elle a changé. Elle s’est d’ailleurs récemment formée au Yoga, s‘intéresse à la spiritualité… et s’éloigne peu à peu du système de valeurs dominant dans son milieu professionnel où prime la recherche de « l’excellence », le « just in time », « le client roi », « l’agressivité commerciale »… Et même si elle ne se l’ai pas encore tout à fait avoué, ces valeurs lui semblent aujourd’hui puériles. Mais est-elle pour autant prête à renoncer aux avantages que lui procure son poste ?

Alors ce conflit interne inconscient qui ne peut pas s’exprimer par des mot va se manifester dans son corps. Ce corps exprime le désir profond qui traverse Marie : évoluer dans un environnement en consonance avec ses valeurs et qui lui permettrait de s’accomplir en tant qu’être humain.

Quel bénéfice tire t-elle de cette douleur qu’elle doit endurer ?

La maladie la maintient opportunément à distance d’un milieu qui ne la nourrit plus. Le médecin ou thérapeute qui s’avisera de faire disparaître son affection à court terme avec une approche allopathique (en se focalisant sur les symptômes) va à l’échec. Les symptômes ne céderont sans doute pas durablement tant que persistera son conflit interne.

Inversion psychologique avec bénéfice symbolique

Le cas de Alain, partagé entre sa femme et sa maitresse

Alain est torturé lui aussi par un dilemme qui rend le changement difficile. Il est marié avec Julie depuis 20 ans, heureux dans son couple. A l’âge de 45 ans, il constate avec dépit qu’il n’avale plus ses 10 kilomètres de course à pieds dominicale avec aisance. C’est dans ce contexte qu’il croise un amour de jeunesse et depuis entretient des relations ponctuelles avec cette femme. La situation le fait souffrir, fait aussi souffrir sa femme à laquelle il a avoué sa liaison. Mais il ne parvient pas à prendre une décision : quitter sa femme ou mettre fin à sa relation ? On pourrait comprendre que la difficulté du renoncement à cette liaison s’explique notamment par le plaisir – sexuel et affectif – qu’elle lui procure. Mais le travail thérapeutique réalisé avec Alain révèle qu’il n’est pas amoureux de cette femme, qu’il n’était pas insatisfait sur un plan sexuel avant sa rencontre et qu’enfin, il est toujours amoureux de Julie qui compte énormément pour lui.

Alors pourquoi reste t-il dans cette situation ?

Parce qu’elle lui procure un bénéfice symbolique important : alors que les effets de l’âge commencent à se faire sentir, monte une angoisse de mort encore inconsciente. Cette relation extra-conjugale représente sa jeunesse perdue, sa vitalité d’autrefois et surtout l’ensemble des possibles qui s’offraient à lui à l’époque de ses 20 ans. Y renoncer, ce serait prendre conscience de tout ce qui n’est désormais plus possible. « Et se défaire du rempart qu’il a édifié pour tenter de contenir cette angoisse de mort qui commence à poindre » (12).

En conclusion

Dans la prise en charge de la fibromyalgie, les traitements relevant de la psychothérapie sont aujourd’hui utilisés presque exclusivement dans le but de traiter les symptômes (douleurs, anxiété, dépression…).

Or il n’est pas imprudent de considérer que des traumatismes de l’enfance et/ou à l’âge adulte pourraient être – à l’origine – d’un bon nombre de cas de fibromyalgie.

Nous militons donc pour un dépistage et un traitement systématique de ces traumatismes chez les consultants (traumatismes dont certains peuvent être totalement refoulés, donc inaccessibles à l’état conscient et par conséquent non identifiables par le simple questionnement) et de l’inversion psychologique qui accompagne fréquemment la fibromyalgie et qui n’est quasiment jamais prise en compte.

Les techniques de libération émotionnelle (issues de la psychothérapie émotionnelle et cognitive) ainsi que l’hypnose thérapeutique ont pleinement fait leurs preuves dans ce domaine.

      Philippe Coat, Praticien en psychothérapie énergétique et cognitive, Hypnothérapeute et Sophrologue spécialisé. à Colmar

© Reproduction interdite sans l’accord exprès de l’auteur.


  • 1. AFRASIAB Malima. Psychologue au CNRS. Le trouble post-traumatique et la fibromyalgie. Traumapsy. 2010 déc.
  • 2. Etudes et meta-analyses sur les effets de L’Emotional Freedom Techniques, notamment pour le traitement des syndromes de stress post-traumatique. Site web EFT Universe https://www.eftuniverse.com/research-studies
  • 3. DAVIDSON J, HUGHES D, BLAZER D, GEORGE L. Post-traumatic disorder in the community : an epidemiological study. Psychol Med 1991 ; 21:7133-721.
  • 4. KEEL P., Z RHEUMATOL. Psychological and psychiatric aspects of fibromyalgia syndrome (FMS). Psychiatrische Universitätspoliklinik Zweigstelle, Basel, Switzerland.1998 ;57 Suppl 2:97-100
  • 5. RAPHAEL KG JANALl MN, NAYAK S. Comorbidity of fibromyalgia and posttraumatic stress disorder symptoms in a community sample of women. Pain Med. 2004 Mar ; 5(1):33-41
  • 6. SHERMAN JJ, TURK DC, OKIFUJI A. . Prevalence and impact of posttraumatic stress disorder-like symptoms on patients with fibromyalgia syndrome. Clin J Pain 2000 Jun ; 16(2):127-34
  • 7. COHEN H, NEUMANN L, HAIMAN Y, MATAR MA, PRESS J, BUSKILA D. Disorder in fibromyalgia patients : overlapping syndromes or post-traumatic fibromyalgia syndrome ? Semin Arthritis Rheum 2002 Aug ; 32(1):38-50.
  • 8. ECKER Bruce et collègues, Unlocking the emotionnal brain («Déverrouiller le cerveau émotionnel »). Bruce Ecker, M.A., L.M.F.T. , co-fondateur de la thérapie de la cohérence, directeur de l’institut “Coherence Psychology Institute”.
  • 8 bis. KANDEL Eric Richard est un médecin psychiatre et chercheur en neurosciences d’origine autrichienne. Il est professeur de biochimie et de biophysique à l’université Columbia de New York. En 2000, il a reçu le prix Nobel de médecine.
  • 9. GILLIGAN Stephen, PhD, L’hypnose générative. InterEditions, 2015.
  • 10. DISPENZA Joe, PhD, Devenir super-conscient. Guy Trédaniel, 2018.
  • 11. CHURCH Dawson, PhD, Le génie dans vos gènes. Energy Psychology Press, 2009.
  • 12. YALOM D. Irvin, Existential psychotherapie (Thérapie existentielle). Basic Books, 1980. Irvin Yalom est professeur émérite de psychiatrie à Stanford et psychothérapeute.

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59  

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TRAUMATISMES : L’EFFICACITE AVERE DE L’EFT CLINIQUE

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« L’EFT (Emotional Freedom Techniques) est une méthode pour réduire l’intensité de souvenirs traumatiques. Chaque personne vivant sur la planète terre a vécu au moins quelques traumas dans son enfance. Pour les plus chanceux, ces événements traumatiques ont été rares et modérés, comme une infirmière qui aura oublié pendant quelques minutes de vous donner un biberon quand vous étiez bébé.

syndrôme de stress post- traumatique

L’EFT : une méthode efficace pour le traitement du syndrôme de stress post- traumatique

Pour certaines personnes, les événements traumatiques de leur enfance ont été horribles, comme un génocide, un viol ou une guerre.   Voir la vidéo « Les traumatismes laissent des traces biologiques dans l’ADN ».

La plupart d’entre nous se situent quelque part entre ces deux extrèmes. Au fil des années, nous accumulons un arriéré de souvenirs traumatiques renforcé par des expériences négatives vécues en tant que jeunes adultes. Une fois arrrivés à l’âge adulte, nous avons construit des comportements et des stratégies d’ajustement basés sur ces expériences. Ceux-ci ont formé notre croissance émotionnelle et nous pouvons croire que nous sommes destinés à rester ainsi pour le reste de notre vie.

Il était jusqu’ici très difficile de donner une forme à notre expérience, notre vécu émotionnel. Une personne pouvait passer des années à pratiquer la contemplation ou la méditation, à cultiver la paix intérieure. Mais cet état était facilement perturbé par les événements de la vie de tous les jours. Ces techniques demandent de nombreuses années d’apprentissage et de perfectionnement.

L’EFT a introduit une toute nouvelle façon de libérer les souvenirs émotionnels. Vous pourrez découvrir que l’intensité de vos souvenirs traumatiques chute rapidement, même dans les quelques premières minutes où vous l’essayez. Il existe de nombreuses études scientifiques sur l’EFT pour la dépression, l’anxiété et d’autres problèmes psychologiques. Ceux-ci montrent que les personnes qui utilisent l’EFT se rétablissent très rapidement, souvent en quelques séances.

Là où l’efficacité de l’EFT a été démontrée de la façon la plus spectaculaire, c’est dans le traitement des troubles de stress post traumatiques, ou TSPT. Des milliers de soldats rentrés des champs de bataille d’Iraq et d’Afghanistan avec des TSPT ont été traités avc l’EFT. Les études ont montré que leurs symptômes de TSPT diminuaient rapidement, au fur et à mesure que chutait l’intensité de ce souvenirs traumatiques de combat.

Non seulement l’EFT peut améliorer les problèmes psychologiques mais elle peut aussi améliorer les symptômes physiques. Comment cela est-il possible ?

Il existe une importante association entre le stress émotionnel et la maladie. Une étude réalisée sur 17 421 adultes par une chaîne d’hopitaux aux Etats-Unis, la Kaiser Permanente et les CDC (Centers for Disease Control)* a étudié la relation entre  les expériences défavorables qu’ils ont vécues durant l’enfance (ACE – adverse childhood experience)  et la maladie. Les ACE étaient des expériences telles que le divorce de leurs parents, un des parents incarcérés ou un des parents souffrant d’une dépendance. L’étude ACE a mis en évidence que ceux qui avaient le plus grand nombre de traumas émotionnels  dans leur enfance avaient, à l’âge adulte, un taux plus élevé de nombreuses différentes maladies. Ces maladies incluent le cancer, les maladies cardiaques, une pression sanguine élevée, l’obésité et le diabète.                                                   * Centres pour le contrôle des maladies

Ceci ne veut pas dire que l’origine d’une maladie physique soit entièrement psychologique. Mais cela indique qu’une vie entière à porter le poids de traumas à des conséquences néfastes sur notre corps. Quand les personnes utilisent l’EFT pour leurs problèmes physiques, ils libèrent les souvenirs émotionnels associés au symptôme. A partir du moment où ces souvenirs ne sont plus douloureux, la réaction de stress est réduite et le corps a une chance de retrouver la santé.

Performances scolaires

Libéré de son anxiété par l’EFT, l’enfant peut retrouver toutes ses ressources et améliorer ses résultats scolaires

L’EFT est également utilisé pour les performances sportives, performances scolaires et les performances professionnelles. Lorsque les anxiétés qui sollicitent une grande partie de l’attention de personnes sont enlevées, ces dernières retrouvent toutes leurs ressources pour accomplir leur tâche ou leur projet. C’est la raison pour laquelle vous trouverez un si grand nombre d’histoires d’athlètes et d’étudiants qui obtiennent de meilleurs résultats après avoir fait de l’EFT. Il existe également des livres spécialisés sur le sujet, tels que « EFT for Sport Performance », « EFT for back Pain », « EFT for PTSD », « EFT for weight loss », « EFT for the Highly Sensitive Temperament » et d’autres encore. [….]

L’EFT puise dans des principes développés par de nombreux géants de la psychologie du siècle dernier. Le scientifique russe Pavlov a été le premier à démontrer « la réaction conditionnée » chez le chien et le célèbre psychologue américain B.F. Skinner a découpé le conditionnement en de plus petits paquets (appelés « aspects » en EFT). Un influent psychiatre sud-africain, Joseph Wolpe, a développé juste après la 2ème guerre mondiale « l’échelle de stress », que nous utilisons maintenant en EFT. Le psychologue Aaron Beck a découvert que remplacer des croyances dysfonctionnelles (cognitions) pouvait aider les personnes à se libérer de différents problèmes psychologiques. Et selon de nombreuses études, la thérapie « d’exposition » (en EFT, « se rappeler du problème ») s’est avérée efficace.

Les méridiens

l’EFT stimule les points de terminaison des méridiens pour libérer les blocages énergétiques dans le corps

L’autre source d’expérience dans laquelle l’EFT puise est la médecine orientale, sous forme de points d’acuponcture. L’acupuncture a fait preuve d’efficacité pour les TSPT et des problèmes psychologiques ainsi que physiques. Les études ont montré qu’une « pression » se révèle tout aussi efficace qu’insérer des aiguilles sur des points d’auponcture et les scientifiques ont également prouvé qu’il est plus efficace d’insérer de aiguilles dans de vrais points d’acuponcture que dans des points qui n’en sont pas. Ainsi l’EFT est parfois appelée « acuponcture sans aiguilles », même si sa base historique est autant la science psychologique occidentale que la médecine orientale.

Ces deux sources ont été jointes dans les années 70 lorqu’un psychologue américain, Roger Callahan, a découvert que ses patients pouvaient être libérés de leurs phobies en une seule séance. A ce jour, les phobies sont l’un des problèmes les plus faciles à traiter pour l’EFT. Le système de Callahan a été simplifié par Gary Craig, un ingénieur diplômé de l’université de Stanford et la popularité de sa méthode est maintenant très répandue. L’EFT a été validée comme approche « evidence-based medecine (EBM)** dans de nombreuses études ainsi que par des essais contrôlés randomisés mesurant les TSPT, la douleur, la dépression, l’anxiété et les cravings (envies irrésistibles). l’EFT fait partie d’un groupe de thérapies nommé « Energy Psychology »***, parce qu’on pense qu’elles affectent les champs d’énergie électromagnétique du corps ».

** EBM : Médecine fondée sur les faits, fondée sur des preuves, ou médecine factuelle. Le terme anglais est le plus couramment utilisé.

*** Energy Psychology : Psychologie énergétique. Le terme anglais est le plus couramment utilisé.

Ce texte est extrait  de « The EFT Manual », Gary CRAIG. Publié en 2010 par Energy Psychology Press.  http://www.energypsychologypress.com    Il est traduit de l’Anglais par Diane von der Weid. 

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EFT : LIBERER LES BLOCAGES EMOTIONNELS, TRAITER LE STRESS

Parmi les techniques de la psychothérapie énergétique on trouve notamment l’EFT (Emotionnal Freedom techniques), utilisé par le cabinet Coat, technique qui permet de modifier rapidement les voies neuronales sous-tendant des problèmes psychologiques.

La plupart des troubles physiques et psychologiques s’accompagne d’un stress (un état physiologique) qui suractive le système nerveux sympathique dont la fonction est de maintenir l’équilibre d’un grand nombre de paramètres physiologiques non-soumis à la volonté : digestion, vascularisation, activité cardiaque, etc.

Sous l’effet du stress, une élévation chronique du taux de cortisol contribue aux affections suivantes :

  • Tension artérielle élevée
  • Réduction de la capacité de mémoire et d’apprentissage
  • Hyperglycémie
  • Maladies cardiaques
  • Diminution de la réparation cellulaire
  • Accélération du vieillissement
  • Ralentissement de la cicatrisation
  • Réduction de la réparation osseuse
  • Diminution des cellules immunitaires en circulation
  • Diminution des anticorps immunitaire
  • Mort des cellules cérébrales
  • Réduction de la masse musculaire
  • Diminution de la réparation des cellules cutanées
  • Augmentation de dépôt de graisse autour de la taille et des hanches
  • Ostéoporose.

Ce stress mobilise une grande partie de notre énergie, entrave de nombreux processus (cicatrisation, immunité…), entraine un épuisement des ressources et un vieillissement accéléré. Ce stress est le produit de mémoires émotionnelles qui agissent à notre insu et sous-tendent l’anxiété, la phobie, le syndrome de stress post-traumatique, les troubles obsessionnels compulsifs, la dépression… L’EFT va permettre de reconsolider ces mémoires émotionnelles, de rétablir l’équilibre du système nerveux autonome et de faire disparaître ou d’atténuer les symptômes physiques ou psychiques.

Sympathique et parasympathiquel’EFT est une technique « psychocorporelle » de traitement des blocages émotionnels liés à des événements passés, présents ou futurs. « Psycho » parce qu’il s’agit de penser à notre problème, et « corporelle » car nous stimulons certains points sur notre corps avec le bout de nos doigts. Ces points spécifiques se trouvent à l’extrémité des méridiens énergétiques, ceux décrits par la médecine traditionnelle chinoise il y a plus de 5000 ans.

La stimulation de ces points méridiens envoie une information au système nerveux autonome (comprenant le sympathique, le parasympathique et l’entérique) et lui dit : « on se calme ! ». C’est un peu comme si on appuyait simultanément sur l’accélérateur du système nerveux, en pensant au problème, et sur le frein, en stimulant les points méridiens. De cette manière, en associant une réponse de calme à un signal qui jusqu’alors déclenchait une réponse de stress, nous désactivons la réponse d’alerte automatique qui était enregistrée dans notre cerveau jusqu’alors. Et donc, nous « déprogrammons » le fonctionnement inapproprié qui était le nôtre jusqu’alors. D’où la notion de libération émotionnelle.

Des automatismes qui nous emprisonnent

Les souvenirs conservés dans le cerveau sont accompagnés chacun d’une émotion. Bien que notre mémoire enfouisse les souvenirs négatifs de manière à ce que cela impacte le moins possible notre existence, ceux-ci se rappellent à nous beaucoup plus facilement que les souvenirs agréables. A chaque fois que certaines conditions sont réunies (une image, un son, la présence d’une personne, une phrase, une intonation, une lumière, un décor…), cela déclenche en nous une mémoire négative et le cerveau nous connecte aussitôt à l’émotion qui s’y rattache telle que la peur, la colère ou la souffrance.

EFT emotionnal freedom technique cabinet Coat colmar mulhouse alsace

Ces mauvais souvenirs adressent un message d’alerte à notre cerveau et, en même temps, créent des émotions négatives que nous ressentons physiquement. Parce que ces messages agissent comme des impulsions électriques, ils créent des « éclairs » qui court-circuitent notre système énergétique corporel et conduisent à des blocages ou des déséquilibres.

Ce sont ces perturbations qui sont à l’origine des problèmes émotionnels et comportements négatifs. Si nous ne  libérons pas ces blocages, ils peuvent rester verrouillés dans notre système énergétique pendant toute notre vie. Ils deviennent évidents seulement lorsque nous commençons à souffrir de symtômes tels que la peur, la colère, la faible estime de soi, la dépendance, l’anxiété ou n’importe quel comportement négatif qui nous empoissonnent l’existence.

Les troubles traités efficacement par L’EFT

Voici une liste non exhaustive de symptômes sur lesquels L’EFT permet d’agir efficacement :

  • Problèmes liés au manque de confiance en soi : difficulté de parler en public, manque d’estime de soi, jalousie excessive, problèmes relationnels,
  • Gestion du stress et de l’anxiété et de leurs conséquences : ruminations, troubles d’angoisse, burn out, dépressions,
  • Peurs inexpliquées et phobies en tout genre,
  • Syndrome de stress post-traumatique consécutif à des violences ou des agressions,
  • Viols et abus,
  • Compulsions et addictions : drogue, alcool, tabac, etc.,
  • Troubles alimentaires, blocages à l’amincissement,
  • Troubles obsessionnels compulsifs,
  • Douleurs somatiques et chroniques, par exemple algodystrophie et fibromyalgie,
  • Colopathie fonctionnelle,
  • Allergies,
  • Problèmes de fertilité,
  • Problèmes sexuels,
  • Accompagnement et soutien psychologique des personnes atteintes de cancer,
  • Insomnies,
  • Accompagnement des enfants : difficultés d’apprentissage, dyslexie, énurésie, peurs et phobies scolaires, terreurs nocturnes,
  • Développement des performances sportives – Facilitation des apprentissages.

Les mécanismes en jeu

Lors d’une séance d’EFT durant laquelle on stimule manuellement des points d’acupuncture, on observe une activation de la réponse de relaxation du corps ainsi qu’un phénomène de « contre-conditionnement » grâce à l’association de cet état avec les pensées ou les souvenirs traumatiques.

Systeme_limbique_1De plus, les études attestent d’une modification de l’équilibre neurochimique du cerveau. Le niveau d’endorphines augmente ce qui permet une diminution de la perception de la douleur (Swack, 2001 ; Ulett 1992). La production de sérotonine croît également ce qui permet une amélioration de l’humeur (Ruden, 2005 ; Swack, 2001 ; Ulett 1992). L’EFT permet aussi de réguler les niveaux de cortisol, ce qui permet de diminuer la réponse « fuir ou combattre » (Church, 2009 et Ulett, 1992). Autre effet positif : celui de l’augmentation de l’acide gamma aminobutrique (le GABA) qui permet de réduire l’anxiété et d’inhiber la peur (Ruden, 2005).

On observe également un changement au niveau de l’activité cérébrale, notamment au niveau du système limbique et tout particulièrement de l’amygdale et de l’hippocampe qui stocke la mémoire émotionnelle.

Le système nerveux autonome se rééquilibre également grâce à la désactivation de la branche sympathique et de l’activation de l’axe parasympathique qui entraîne une réponse de calme. Ceci se traduit également par une meilleure variabilité du rythme cardiaque.

  • Pour en savoir plus sur l’EFT, vous pouvez vous reporter à l’ouvrage de Helena Fone et Jean-Michel Gurret : « Découvrir l’EFT » – Collection « Pour les nuls ».
  • Pour retrouver toutes les références des études scientifiques réalisées sur la psychologie énergétique, vous pouvez consultez le site (américain) suivant :  Toutes les études sur la psychologie énergétique

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59.  

CABINET COAT    29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin.

Portrtait Natalia

Natalia Coat

Portrait Philippe

Philippe Coat

Thérapies brèves,

Développement personnel & existentiel,

Coaching de vie professionnelle

 


  • Thérapie Intégrative Avancée (A.I.T.),
  • Psychothérapie énergétique et cognitive,

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  • Techniques de libération émotionnelle (E.F.T. clinique),
  • Hypnose thérapeutique,
  • Sophrologie,
  • Programmation Neurolinguistique,
  • Coaching génératif,
  • Méditation.

{INTERVIEW} HYPNOSE : UN ETAT DE CONSCIENCE ELARGIE

 l'alsace

Propos recueillis par Véronique BERKANI

En quoi consiste l’hypnose thérapeutique ?

Philippe Coat : Tout d’abord, je tiens à préciser que l’hypnose thérapeutique n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle, qui s’est beaucoup développée ces dernières années. L’hypnothérapie est une forme de psychothérapie menée avec de l’hypnose. Lorsqu’on se trouve en état hypnotique, notre activité électrique cérébrale diminue, tandis que quatre toutes petites zones situées dans le cerveau émotionnel – ou limbique – se montrent très actives. Dans ces moments-là, le cerveau est très sensible au langage symbolique. Cet état physiologique particulier n’a rien à voir avec le sommeil, et encore moins avec l’inconscience ou le coma. C’est même tout le contraire : sous hypnose, on se trouve en état de conscience élargie, à l’exact opposé de ce que produit le stress, qui fait le lit de toutes les maladies. Les fonctions vitales tels le rythme cardiaque, la pression artérielle, le tonus musculaire, la température corporelle, etc., fonctionnent alors au ralenti.

Sur le plan psychique, on se retrouve dans un espace de liberté où l’on est affranchi de toutes les « limitations apprises » (« tu n’es pas capable de… », « je suis convaincu que je ne peux pas apprendre à jouer du piano, faire des études supérieures… »), des conditionnements affectifs et des distractions mentales. C’est un état de concentration extrême dans lequel on est très lucide et très créatif, ce qui permet d’aller chercher dans son inconscient des solutions pour évoluer, changer dans un sens conforme à ses aspirations.

« Un état d’entre-deux »

Que ressent-on en état d’hypnose ?

P.C. : Cela dépend de chacun, mais on identifie tout de même certaines constantes. Les patients rapportent souvent un état d’entre-deux : on est à la fois conscient, on entend et on voit l’hypnothérapeute, on sait où on se trouve. Mais, dans le même temps, on est ailleurs, en train de vivre une expérience avec des sensations visuelles, auditives, olfactives, kinesthésique, gustatives, tactiles… Après la séance, l’état de détente corporelle est inhabituel et très profond.

Sur quoi repose l’efficacité de l’hypnothérapie ?

P.C. : Elle tient au fait qu’on fait l’expérience du changement auquel on aspire. Notre cerveau ne fait pas la différence entre ce qu’on vit et ce qu’on imagine efficacement.

Dans quels cas le recours à l’hypnothérapie est-il indiqué ?

P.C. : En cas de troubles émotionnels et psychologiques (angoisse, état dépressif, perte de confiance en soi, stress…), de troubles du comportement (addictions, troubles alimentaires, phobies, TOC…) ou de troubles organiques. Attention, l’hypnose ne prétend pas guérir les troubles organiques, mais améliorer le terrain sur lequel s’est développée la maladie et traiter les éventuels traumatismes suspectés d’être à l’origine de la maladie ou de l’entretenir. C’est le cas notamment de la sclérose en plaques et de la fibromyalgie.

L’hypnose permet aussi de développer ses capacités d’apprentissage, de concentration, de créativité, voire ses performances sportives, ainsi que ce que j’appelle le « développement existentiel » qui favorise l’intégration de l’individu dans l’existence, aide à trouver un sens à sa vie, à se sentir bien dans sa vie…

« 5% totalement réfractaires »

Est-ce que tout le monde peut être hypnotisé ?

P.C. : D’après une étude de l’Université Stanford, 30 % des gens sont assez peu réceptifs, dont 5 % sont totalement réfractaires. Il y a des bons sujets qui entrent aisément en état hypnotique, d’autres pour lesquels c’est plus difficile. Mais l’hypnose, comme le vélo ou la pratique d’une langue étrangère, est un apprentissage. Si on s’entraîne, nos capacités grandissent et le champ des possibles s’élargit.

Perd-on le contrôle lorsqu’on est en état hypnotique ?

P.C. : Non car, dans cet état, on n’est pas inconscient. Toute suggestion qui ne serait pas conforme à nos valeurs me ferait sortir de cet état.

La pratique de l’hypnose se développe-t-elle dans le milieu médical ?

P.C. : Dans les formations que je dispense, je remarque une demande importante de la part des infirmières. L’hypnose médicale est de plus en plus utilisée dans le milieu hospitalier pour l’hypno-sédation et l’hypno-analgésie.

V.B.

L’association Hishiryo

Créée en 2017, l’association colmarienne Hishiryo vise à favoriser la diffusion des connaissances relatives aux thérapies brèves (hypnose, programmation neuro-linguistique…), aux thérapies psycho-corporelles (sophrologie, techniques de libération émotionnelle, Gestalt thérapie…) et aux disciplines relevant du développement personnel.

Les activités de l’association incluent la production d’audiovisuels, l’organisation de manifestations, de rencontres entre professionnels, l’édition d’ouvrages et l’organisation d’actions de formation ou de stages à visée thérapeutique.

CONTACTER Association Hishiryo, 37 Grand-Rue à Colmar. 06.16.96.86.93, www.hishiryo-association.org

À LIRE AUSSI

CONFERENCE TRAUMATISMES

Traumatismes : les traitements efficaces pour une libération profonde et durableCabinet Coat, Philippe Coat, Hypnose

Conférence gratuite – Mardi 18 juin, 18h30 – Hôtel**** Roi Soleil Prestige – 26 rue des Métiers – 68000 Colmar – Réservation obligatoire.

Nombreux sont les troubles physiques ou psychologiques qui résultent d’un traumatisme, parfois vécu des décennies plus tôt. Et c’est alors une vie entière qui peut être altérée par ce passé…

Les stratégies thérapeutiques qui cherchent à contourner le problème (par exemple, traiter par de la relaxation une anxiété profonde résultant d’un traumatisme) n’apportent le plus souvent qu’une amélioration légère et transitoire. Car la source des symptômes reste active !

Il existe aujourd’hui des approches thérapeutiques efficaces – non pas pour « gérer » les émotions douloureuses – mais bien pour transformer la mémoire émotionnelle traumatique et se libérer durablement de ses effets.

Quels sont les ingrédients clefs ?

Au-delà des théories, des approches thérapeutiques et des techniques, cette conférence mettra en lumière la séquence d’expériences que le thérapeute doit susciter chez son patient pour produire une reconsolidation (transformation) de l’apprentissage émotionnel problématique et ainsi apporter un changement profond, durable et vérifiable.

Programme de la conférence

  • Les différentes catégories de traumatismes :
    • traumatismes transmis par les ascendants,
    • traumatismes périnataux (vie foetale, naissance, premières semaines),
    • traumatismes relationnels infantiles (liés à des carences de soins physiques et affectifs),
    • traumatismes événementiels (liés à des événements douloureux).
  • Le mécanisme par lequel s’installe un traumatisme.
  • Les conséquences d’un traumatisme sur la santé physique et psychologique.
  • Traitement des traumatismes : quels sont les ingrédients clefs d’un traitement efficace, produisant un changement profond et durable ? 
  • L’effacement d’un souvenir traumatique est-il possible et souhaitable ?
  • Et bien sûr… La réponse à toutes vos questions !

Dans une atmosphère décontractée, le Cabinet Coat vous invite à découvrir les solutions efficaces pour traiter les séquelles des expériences traumatiques.

Posez librement toutes vos questions !

Des événements difficiles et aussi des carences

Les situations traumatiques couvrent une palette assez large d’expériences et ne se réduisent pas à des «événements» particulièrement pénibles : abus émotionnel (verbal), physique, sexuel; négligence émotionnelle ou physique, violence conjugale, abus de substances dans le foyer, séparation ou divorce des parents, licenciement, faillite d’une entreprise, accident, agression, opération chirurgicale…

Des symptômes multiformes

Qu’elles soient survenues dans l’enfance ou à l’âge adulte, ces expériences traumatiques peuvent être à l’origine de symptômes physiques ou psychologiques handicapants et parfois chroniques : « Anesthésie » sensorielle et émotionnelle, anhédonie (perte de plaisir), cauchemars, flashs back, troubles digestifs, tensions musculaires, douleurs diverses dans le corps, hypervigilance, trouble du rythme cardiaque, trouble du sommeil et de la concentration, irritabilité, dépersonnalisation, déréalisation…

Parfois, la source (le traumatisme) de ces symptômes  n’aura pas été identifiée et, dans ce cas, le traitement reviendra à mettre un cataplasme sur une jambe de bois !

Une augmentation du risque de maladies

Les études comportant un suivi au long cours des patients déclarant des expériences traumatiques montre une augmentation nette du risque pour certains comportements et maladies tels que dépression, tabagisme, cancer, obésité sévère, tentative de suicide, usage de drogues, alcoolisme… 

L’étude épidémiologique de Davidson et al. réalisée sur une population générale aux Etats-Unis a retrouvé un risque multiplié par 90 de présenter un trouble de « somatisation » (symptômes qui se manifestent dans le corps) chez les sujets présentant un syndrome de stress post-traumatique.

L’influence des traumatismes de l’enfance

sur la santé future de l’adulte

Etude ACE menée au Kaiser Permanente Hospital de San Diego sur une population initiale de 17 300 sujets adultes.

Le suivi au long cours des patients déclarant quatre ACE (Adverse childhood Experiences – expériences traumatiques infantiles) au moins, par rapport au sujet sans aucune ACE déclarée, a montré une augmentation nette du risque pour certains comportements et maladie.

  • Tentative de suicide – risque multiplié par 12,2
  • Alcoolisme – risque multiplié par 7,4,
  • Usage de drogues – risque multiplié par 4,7
  • Dépression – risque multiplié par 4,6
  • Tabagisme – risque multiplié par 2,2,
  • Cancer – risque multiplié par 1,9,
  • Obésité sévère – risque multiplié par 1,6,
  • Diabète  – risque multiplié par 1,6.

Autres exemples : plusieurs études robustes ont également mis en évidence la corrélation très nette entre un traumatisme et des troubles tels que la sclérose en plaques ou encore la fibromyalgie.

Quel que soit l’âge du patient et l’ancienneté de l’expérience traumatique, les bénéfices d’un traitement sérieux sont donc immenses, tant pour la santé et le bien-être présents du sujet que pour la prévention des troubles physiques et psychologiques.

Les traitements efficaces sont là

Femme bras ouverts libérationQu’elle relève de la respiration holotropique, de l’EMDR, des techniques de libération émotionnelle, de l’hypnose, des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) etc, l’intervention portant spécifiquement sur l’expérience traumatique n’est jamais suffisante.

Il faudra aussi agir sur le terrain sur lequel le traumatisme s’est développé : par exemple, mes « schémas précoces », ces apprentissages émotionnels problématiques qui se sont installés dans l’enfance ont aussi conditionné la façon dont j’ai vécu l’événement traumatique…

Autre exemple : la « résolution du traumatisme » ne change pas instantanément la relation au corps souvent très perturbée dans la période post-traumatique (dissociation fréquente). Il va falloir faire évoluer cette relation problématique qui a parfois disposée de plusieurs décennies pour se consolider.

On comprend donc qu’une véritable stratégie thérapeutique est nécessaire.

Les conditions du succès 

  • Une thérapie intégrative, combinant au sein d’un même programme plusieurs disciplines thérapeutiques et permettant ainsi d’agir sur le corps, les émotions, les pensées et comportements selon une chronologie déterminée.
  • Une approche permettant une transformation de la mémoire émotionnelle (la source) et non pas seulement une action sur le symptôme dont les résultats ne sont ni profonds, ni durables.
  • Une répétition de pratiques à domicile et dans le quotidien, d’une part, pour défaire les automatismes neuro-biologiques qui se sont installés avec la répétition et d’autre part, pour renforcer l’unité entre le corps et l’esprit mise à mal par le traumatisme. Ces pratiques récurrentes permettent de maintenir mon équilibre émotionnel même dans les situations critiques.

L’intervenant  

Philippe Coat

Philippe Coat est diplômé en psychologie (Université d’Aix-Marseille II) et formé à l’accompagnement des personnes souffrant de stress post-traumatique (IFPEC – Institut Français de Psychothérapie Emotionnelle & Cognitive). Il est maître praticien en hypnose thérapeutique, Sophrologue praticien spécialisé, psycho-énergéticien et praticien en EFT clinique (Techniques de libération émotionnelle). Il est certifié dans chacune de ces disciplines. Philippe Coat exerce son activité de thérapeute en cabinet, à Colmar.

Il s’intéresse plus particulièrement au traitement des traumatismes, phobies, addictions, de l’anxiété généralisée et à tous les mécanismes inconscients qui sous-tendent nombre de troubles organiques sévères (sclérose en plaques, cancer…). Il est membre du Syndicat National des Hypnothérapeutes (SNH) et membre de la Société Française de Sophrologie (SFS).      

Réservez votre place gratuite

Le nombre de places étant limité, seules les personnes ayant réservé leur place pourront accéder à la manifestation. Votre place gratuite vous attend sur la billetterie en ligne :

Cabinet Coat, Philippe Coat, Hypnose

Information conférence et intervenant

Pour toute information concernant la manifestation, contactez l’organisateur :

Téléphone : 07 81 82 54 59.     Email : philippe.coat@contactoffice.fr 

Pour toute information concernant le Cabinet Coat, cerner son approche, les idées qui inspirent sa pratique ou encore le profil des thérapeutes, consultez le site web du Cabinet.

Information accès à la manifestation

Pour toute information concernant l’accès à la manifestation, contactez directement l’hôtel où se tient la conférence.

Hôtel**** Roi Soleil Prestige Colmar – 26 rue des Métiers.

Tél : 03 89 30 50 50

Si vous vous faites guider par un GPS et que ce dernier ne connaît pas le 26 rue des Métiers, saisissez plutôt l’adresse suivante : 1 rue des frères Lumières. 

HYPNOSE VIDEO 18 : mon symptôme a-t-il une signification ?

Vignette HYPNOSE Q18 Mon symptôme a-t-il une signification? V2

Picto Lancer la vidéo

Voici le 18ème volet d’une série de 20 vidéos regroupées sous le nom « L’hypnose en 20 questions ». Il a pour titre « Mon symptôme a-t-il une signification ? ».

La vocation de cette série est de vous apporter des réponses concises aux principales questions que vous pouvez vous poser au sujet de cette forme de thérapie.

Les vidéos déjà disponibles et à venir:
1. Qu’est-ce que je vais ressentir dans l’état hypnotique ?
2. À quoi tient l’efficacité de l’hypnothérapie ?
3. Quel sera l’effet de l’état hypnotique sur mon corps ?
4. Suis-je hypnotisable ?
5. Faut-il que j’y crois pour que ça marche ?
6. Est-ce que je vais perdre le contrôle ?
7. Quels types de problèmes peut-on traiter avec l’hypnose ?
8. L’état hypnotique est-il comparable au sommeil ou à la méditation ?
9. Combien de séances me faudra-t-il ?
10. Comment choisir un Hypnothérapeute ?
11. Pourrai-je prendre le volant après une séance d’hypnose ?
12. Est-ce que je dois tout révéler à mon thérapeute ?
13. Est-ce que je serai perturbée par mon hypnothérapie ?
14. Faut-il que je donne un objectif précis à mon hypnothérapie ?
15. La prise de médicaments est-elle compatible avec une hypnothérapie ?
16. L’hypnose peut-elle être dangereuse ?
17. L’hypnothérapie a-t-elle quelque chose à voir avec la psychothérapie ?
18. Mon symptôme a-t-il une signification ?
19. Peut-on aider quelqu’un qui est réticent à se soigner ?
20. Y a-t-il un parcours type dans une hypnothérapie ?

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59.

DSC_1042CABINET COAT – Thérapies brèves & Développement personnel

Hypnose, Sophrologie, Programmation Neurolinguistique, Techniques de libération émotionnelle.

Cabinet de Colmar : 29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin

 

PERDRE DU POIDS

Pourquoi les régimes ne marchent-ils jamais longtemps ?

hypnose colmar alsace perte de poids maigrir métabolisme

Le métabolisme est influencé par ce qui se joue en moi : conflits internes, pensées, émotions…

Par un travail de fond sur les mécanismes inconscients qui mènent au surpoids, un traitement par les thérapies brèves et thérapies psycho-corporelles apporte de bonnes chances de maigrir enfin durablement. Il est bien entendu très utile et important de manger équilibré en quantité et en qualité. Mais deux individus mangeant strictement la même chose ne vont pas connaitre la même évolution pondérale. Pourquoi ?

Parce que la façon dont je métabolise les aliments dépend largement du psychisme, autrement dit de mes pensées, mes émotions, mes conflits internes. Ce qui entre en moi est important mais ce qui en sort (le résultat du métabolisme) aussi. Les études montrent que la quasi totalité des régimes sont inefficaces à moyen ou long terme. Probablement parce qu’ils n’agissent que sur l’ombre du problème (le comportement alimentaire, diminuer les quantités, améliorer la qualité) mais pas sur le problème lui-même.

Il faut agir sur la source du comportement néfaste

Pourquoi suis-je amenée à trop manger ? Si, par exemple, je mange pour tenter de retrouver la sécurité qui me fait défaut, il s’agira alors de m’apprendre comment installer progressivement en moi cette sécurité, comment aussi peut-être me libérer de l’influence des événements douloureux ou conditionnements qui peuvent être à la source de mon anxiété. Dès lors, je ne ressentirai plus la nécessité de manger en quantité excessive. Et la perte de poids pourra être durable. Cette approche du trouble qui consiste à agir à la source du problème est beaucoup plus efficace (faut-il s’en étonner ?).

Sans compter que ses bénéfices s’étendent bien au-delà du seul comportement alimentaire. En comprenant ce qui cherche à s’exprimer en moi dans ce comportement néfaste pour ma santé, je saisi une opportunité d’évolution personnelle, d’enrichissement de ma vie.

Pour en savoir plus, vous pouvez aussi consulter l’article suivant :
https://hypnose-sophrologie68colmar.com/hypnose-colmar…


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