CONFERENCE : VICTIME D’UN MANIPULATEUR, DEPENDANCE AFFECTIVE

Comment se reconstruire après une relation destructrice ?

Cabinet Coat, Philippe Coat, Hypnose

Conférence gratuite – Mercredi 27 novembre, 18h30 – Hôtel**** Roi Soleil Prestige – 26 rue des Métiers – 68000 Colmar – Réservation obligatoire

Cette conférence est consacrée aux personnes qui ont été victimes de manipulateurs (notamment pervers narcissiques) et plus largement à ceux qui ont souffert d’une relation de dépendance affective à un partenaire irrespectueux (dévalorisation, surveillance, violence psychologique ou physique…).

Cette conférence s’adresse à des professionnels de la relation d’aide, des proches de personnes qui connaissent cette situation ou, bien entendu ceux qui ont souffert d’une telle relation.

Notre objectif premier est de mettre en lumière le travail thérapeutique à mener pour que ces personnes puissent retrouver durablement le chemin de l’émancipation et de l’épanouissement.

Un passé qui rend vulnérable

Pour l’exemple, nous nous appuierons sur le cas des personnes victimes de pervers narcissiques. Ces derniers sont aussi des manipulateurs et en viennent fréquemment à exercer des menaces et violences physiques.

Pervers narcissique Cabinet Coat psychothérapie Colmar Strasbourg

Le manipulateur a installé son emprise en s’évertuant à renforcer les failles de sa victime. Son impact à souvent été destructeur.

Disons-le d’emblée : la victime d’un manipulateur n’est pas masochiste. Non, elle n’a pas choisit de subir mauvais traitements et humiliations. Ce sont ses blessures qui en font une proie pour un manipulateur habile et qui vont rendre son émancipation laborieuse.

Le manipulateur (homme ou femme, bien entendu) n’a pas jeté son dévolu sur sa victime au hasard. Il sait repérer chez autrui les failles qu’il va pouvoir exploiter pour installer progressivement son emprise : faible estime de soi, culpabilité, peur de l’abandon, sentiment d’insécurité, tendance à l’effondrement lorsque survient une séparation, difficulté à faire seul des choix et à passer à l’action, à émettre des opinions personnelles, à identifier ses désirs propres et à les satisfaire, à poser des limites aux demandes d’autrui et à dire non…


Pour un changement durable, agir à la source

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Pour se libérer, la victime devra agir sur l’origine de sa vulnérabilité : traumatismes liés à des carences de soins affectifs ou physiques, croyances limitantes…

Un travail cosmétique, visant par exemple à « renforcer sa confiance en soi » n’est dans ce cas d’aucune utilité. Le manipulateur à installé son emprise en s’évertuant à renforcer les failles de sa victime. Les dégâts psychologiques sont donc souvent profonds ! Pour se reconstruire, la victime doit agir sur l’origine de sa vulnérabilité.

Il faut agir à la source, c’est-à-dire sur les apprentissages dysfonctionnels les plus anciens : par exemple, traiter les traumatismes événementiels, traumatismes relationnels (effets de carences de soins affectifs ou physiques, effets de la mauvaise régulation émotionnelle des parents….), les croyances limitantes ou automatismes neurobiologiques qui se sont installés dans l’enfance et conditionnent aujourd’hui encore ma représentation de moi-même et du monde, mes réactions émotionnelles et comportements problématiques que le manipulateur a repéré et exploité. Traiter aussi les chocs émotionnels et croyances limitantes qui sont nés de cette relation toxique. Alors la voie est à nouveau ouverte vers l’épanouissement.

Pour en savoir plus, consultez notre article : « Victime d’un manipulateur, dépendance affective« .


Cette conférence n’est pas dédiée aux troubles de la personnalité narcissique mais bien au profil des victimes de manipulateurs et à celui des personnes souffrant d’une relation de dépendance affective à un partenaire irrespectueux et aux voies leur permettant de s’émanciper ou de se reconstruire.

Programme de la conférence

  • Le manipulateur, ses spécificités, son fonctionnement.
  • Quelles sont donc les caractéristiques que l’on va fréquemment retrouver chez la victime d’un manipulateur et plus généralement d’un partenaire irrespectueux ? Quelles sont les origines de ce profil, origines que l’on peut le plus souvent identifier dans l’histoire personnelle de la victime ?
  • Comment se reconstruire après une telle relation ? Quelles sont les actions à mener pour s’en sortir durablement (sans tomber dans la répétition) et s’épanouir enfin ?Les grandes lignes du travail thérapeutique à mener.
  • Et bien sûr… La réponse à vos questions !

Les intervenants 

Natalia Coat

Natalia Coat / Développement personnel

Natalia Coat est praticienne certifiée en coaching génératif, hypnose générative, Programmation neuro-linguistique (PNL). Formée essentiellement par Robert Dilts et Stephen Gilligan, elle exerce son activité de coach en développement personnel en cabinet à Colmar et Strasbourg.

 

Philippe Coat / Thérapie intégrative

Philippe Coat est diplômé en psychologie (Université d’Aix-Marseille II). Il est praticien certifié en Thérapie Intégrative Avancée (AIT), maître praticien en hypnose thérapeutique, Sophrologue spécialisé, praticien en psychothérapie énergétique, praticien en EFT clinique (Techniques de libération émotionnelle) et formateur. Il exerce son activité de thérapeute en cabinet, à Colmar et Strasbourg.

Les intervenants sont membres de l’IAGC (International Association for Generative Change), du Syndicat National des Hypnothérapeutes (SNH), de la Société Française de Sophrologie (SFS).      


Réservez votre place gratuite

Cabinet Coat, Philippe Coat, Hypnose

Le nombre de places étant limité, seules les personnes ayant réservé leur place pourront accéder à la manifestation. Votre place gratuite vous attend sur la billetterie en ligne.

 


Information conférence et intervenant

Pour toute information concernant la manifestation, contactez l’organisateur :

Téléphone : 07 81 82 54 59.     Email : philippe.coat@contactoffice.fr 

Pour toute information concernant le Cabinet Coat, cerner son approche, les idées qui inspirent sa pratique ou encore le profil des thérapeutes, consultez le site web du Cabinet.


Information pour accéder au lieu de la manifestation

Hôtel**** Roi Soleil Prestige Colmar – 26 rue des Métiers.

Tél : 03 89 30 50 50

Lorsque vous êtes sur le rond point de la Statue de la Liberté, prenez la direction Strasbourg sur 50 mètres et sortez à la première à droite. Allez toujours tout droit et vous aboutirez à l’entrée du parking de l’hôtel.

Si vous vous faites guider par un GPS et que ce dernier ne connaît pas le 26 rue des Métiers, saisissez plutôt l’adresse suivante : 1 rue des frères Lumières. 

Pour toute information concernant l’accès à la manifestation, contactez directement l’hôtel où se tient la conférence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JEU DE SOCIETE : SE DECOUVRIR EN S’AMUSANT

Alice joue au psy

Jeu psychologique Développement personnel Cabinet Coat Natalia Coat Strasbourg Colmar

Un jeu où je découvre mes vrais désirs et parfois… mes comportements dysfonctionnels

Le jeu de société  « Alice joue au psy » vous invite à travailler de façon ludique à mieux connaître vos comportements et désirs profonds. Le Cabinet Coat anime des parties  en petit groupe (environ 6 personnes) qui sont aussi réjouissantes qu’enrichissantes.

Au-delà des rôles que vous avez endossés pour faire face à vos « obligations » professionnelles ou familiales, êtes-vous prêt à découvrir qui vous êtes vraiment ?

Prêt à découvrir qui vous êtes vraiment ?

Dans cette exploration de vous-même, s’inspirant de l’univers de Lewis Carroll, vous êtes guidés par les questions de l’animateur (coach en développement personnel, praticienne en PNL et hypnose générative) et éclairés par le regard bienveillant des autres joueurs. Bientôt, vous faites plus nettement le distinguo entre les rôles que vous endossez – parfois par nécessité sociale et parfois aussi inconsciemment – et ceux qui, peut être, seraient mieux en phase avec votre identité authentique.

A travers la compréhension que vous développez et surtout, les ressentis dont vous faites l’expérience, les premières directions solides pour vous transformer se dessinent petit à petit. Et émergent les comportements, activités, choix qui seraient en harmonie avec votre être essentiel  !

Les bénéfices que vous apporte ce jeu

Natalia Coat, coach en développement personnel

  • Prendre conscience de mes comportements, de la façon dont j’interagis avec les autres, repérer mes comportements dysfonctionnels, mes automatismes et leurs effets indésirables.
  • identifier les rôles qui m’ont été imposés et leurs origines (culture familiale, environnement professionnel…).
  • Entrevoir et expérimenter les nouveaux rôles que je pourrais adopter pour développer ma capacité d’adaptation aux situations de la vie quotidienne ou professionnelle.
  • Découvrir les rôles qui seraient en harmonie avec mon identité authentique, avec mon être essentiel.
  • Vivre des moments où j’éprouve ce que je veux le plus ressentir dans ma vie et comprendre comment multiplier ces situations pour aller vers la meilleure version possible de moi-même  (selon mes critères personnels).

Comment joue-t-on ?

jeu psychologique Natalia Coat Colmar Strasbourg Cabine Coat Psychothérapie Développement personnel Coaching

« Alice joue au psy » est un jeu de société qui réunit de 2 à 8 personnes autour d’une table pour un moment aussi ludique qu’enrichissant

Au tout début de la partie, chaque participant formule la question qu’il se pose. Par exemple : « Pourquoi je n’arrive pas à construire une relation durable avec un partenaire ? ». Il choisit ensuite une figure (les mêmes qu’aux échecs). Après avoir lancé deux dés, le joueur progresse sur un plateau, de position en position.

Je ne suis pas fou, ma réalité est juste différente de la vôtre !

A chaque nouvelle position, Il tire une carte sur laquelle figure une citation du fameux livre de Lewis Carroll, « Alice aux pays des merveilles ». Par exemple : « Je ne suis pas fou, ma réalité est juste différente de la vôtre. » Le coach invite alors le participant à exprimer la façon dont cette citation résonne en lui, dans le contexte de sa préoccupation : « Je suis en train de me dire que nos conflits avec mon compagnon viennent souvent du fait que je tolère difficilement  qu’il ait des activités en dehors de notre couple. Pourtant, je comprends intellectuellement que nous n’ayons pas les mêmes centres d’intérêt, les mêmes désirs au même moment… De plus, il tient à avoir son jardin secret et moi, je voudrais qu’il partage tout avec moi. En somme, il a d’autres besoins que moi et voit la vie autrement et j’ai beaucoup de mal à l’accepter. » Et la magie commence !

Le fond théorique de ce jeu

Le jeu utilise des éléments de l’analyse transactionnelle (Eric Berne) et de la thérapie cognitivo-comportementale (Aaron Beck). À travers le prisme du jeu, vous pouvez explorer, analyser et prédire les attitudes, les dogmes et les comportements qui sous-tendent les scénarios de jeux de rôle.

Les statuts et rôles sociaux sont des concepts clés du jeu.

Le statut est la place dans le système social qu’occupe une personne en particulier. C’est un ensemble de rôles qu’une personne est forcée d’assumer, prenant une certaine place dans la société, dans un groupe. Chaque personne a son propre ensemble de statues.

Le rôle social est un comportement conforme aux normes adoptées dans une société donnée et exprimées dans l’attente des autres. C’est un modèle de comportement selon lequel une personne doit agir dans certaines situations.

Vous voulez participer à nos jeux ? N’hésitez pas à m’appeler au  06 29 91 22 62

CABINET COAT    29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin.

Portrtait Natalia

Thérapies brèves,

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  • Coaching génératif,
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  • Hypnose thérapeutique,
  • Thérapie Intégrative Avancée (AIT),
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LA VICTIME DU PERVERS NARCISSIQUE

Se reconstruire après une relation destructrice

Pervers narcissique Cabinet Coat psychothérapie Colmar Strasbourg

La vulnérabilité acquise dans l’enfance créée un terrain propice à l’emprise d’un manipulateur

Non, la victime d’un manipulateur (pervers narcissique ou non) ou d’un partenaire qui exerce des violences physiques n’est pas masochiste. Non, elle n’a pas choisit de subir mauvais traitements et humiliations. Ce sont ses blessures qui en font une proie pour un manipulateur habile et qui vont rendre son émancipation laborieuse.

Pour l’exemple, nous nous appuierons sur le cas des victimes de pervers narcissiques, qui sont aussi des manipulateurs et en viennent fréquemment à exercer des menaces et violences physiques. Notre objectif premier est de mettre en lumière le travail thérapeutique à mener pour que ces victimes puissent retrouver durablement le chemin de l’émancipation et de l’épanouissement.

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VIDEO CONFERENCE TRAUMATISMES

Traumatismes : leurs conséquences physiques et psychologiques, les traitements efficaces

Picto Lancer la vidéoVoici une nouvelle vidéo à découvrir sur notre chaine Youtube : la conférence donnée par Philippe Coat en juin 2019 à Colmar, en Alsace.


En résumé

Les effets des traumatismes (incluant les carences de soins physiques et affectifs dans l’enfance ou encore les traumatismes transgénérationnels) me maintiennent dans des émotions qui fragilisent ma santé et augmentent nettement la probabilité, à l’âge adulte, de troubles physiques et psychiques.

Les stratégies thérapeutiques qui visent exclusivement la disparition des symptômes (anxiété, troubles digestifs, insomnie, migraine, tachycardie…) sont peu efficaces. Par exemple, un somnifère ne va pas traiter l’origine de l’anxiété (un traumatisme, un décès, une inquiétude face à l’avenir…) qui est responsable de mon insomnie ! En outre, une pratique même régulière de disciplines telles que la méditation, le yoga ou encore la sophrologie (dont la valeur ne fait par ailleurs aucun doute) va le plus souvent produire une amélioration de surface tant que la source des symptômes reste active ! De plus, cette amélioration sera peu robuste face aux événements difficiles de la vie dont certains vont avoir tendance à réactiver le traumatisme.

En outre, les thérapies exclusivement verbales sont impuissantes à résoudre le traumatisme. En effet, ce dernier est enregistré essentiellement dans une mémoire inconsciente, de nature corporelle et émotionnelle (et même exclusivement inconsciente pour ce qui concerne les traumas très précoces liés à la vie foetale ou la période pré-verbale, avant 3 ans)  En conséquence, pour accéder à cet apprentissage problématique, il faut passer par le ressenti corporel.

Pour être efficace, il faut donc agir à la source (c’est-à-dire sur le ou les traumatismes), obtenir une reconsolidation de la mémoire émotionnelle traumatique (une véritable transformation) puis s’intéresser à la relation au corps souvent très affectée (phénomène de dissociation, de mise à distance des émotions, sensations, pensées) par le traumatisme.


Les thèmes traités dans cette conférence

1. Le traumatisme : définition, fonction, mécanisme.

2. Les différentes catégories de traumatismes, conséquences et traitement :

  • Traumatismes événementiels,
  • Traumatismes relationnels,
  • Traumatismes périnataux,
  • Traumatismes intergénérationnels.

3. Les clefs d’un changement profond et durable

  • Les approches thérapeutiques qui posent problème,
  • La séquence de transformation.

4. Effacer la mémoire traumatique ?

« Le meilleur des mondes » à portée de la main.


L’intervenant

Philippe Coat est praticien en Thérapie Intégrative Avancée, hypnothérapeute, sophrologue, psycho-énergéticien, formateur Il est certifié dans chacune de ces approches thérapeutiques et diplômé en psychologie.


Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59  

CABINET COAT    29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin.

Portrtait Natalia

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  • Thérapie Intégrative Avancée (A.I.T.),
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ANNEAU GASTRIQUE VIRTUEL

Réponse à une patiente

Question : pratiquez-vous l’anneau gastrique virtuel ?


Bonjour Madame,

Dans les formations d’hypnothérapeutes ou de praticiens (médecins, infirmières…) que j’ai assurées jusqu’à présent, je me suis toujours refusé à enseigner « l’anneau gastrique virtuel ».

Précisons pour commencer que la version hypnotique de cette opération est fort heureusement interdite aujourd’hui en France aux hypnothérapeutes membres du SNH, Syndicat National des Hypnothérapeutes dont je suis membre.

En effet, une vraie thérapie ne se focalise pas sur la disparition du symptôme. Elle s’intéresse à la totalité de la personne et  agit à la source du symptôme : un traumatisme, un abus sexuel, un trouble de l’attachement… qui génère des symptômes (une anxiété chronique par exemple) que le sujet cherche à estomper par la nourriture, l’alcool, une activité sportive ou sexuelle frénétique… ?. Concernant l’obésité, à noter la corrélation très forte de ce trouble avec le traumatisme (traumatisme lié à un événement douloureux, traumatisme lié à des troubles de l’attachement, carence de soins physiques ou affectifs, traumatisme péri-natal ou transgénérationnel). On sait notamment que les expériences traumatiques infantiles augmentent considérablement le risque d’obésité sévère  : risque multiplié par 1,6 lorsque le sujet a connu au moins 4 expériences de ce type (Etude ACE – Adverse Childhood Experiences – menée au Kaiser Permanente Hospital de San Diego – 17 0000 sujets adultes suivis sur plusieurs années). Voir notre article consacré aux traumatismes

Agir à  la racine du comportement problématique est la condition pour qu’il puisse disparaitre durablement. Dans le cas contraire, lorsque l’on aura artificiellement interdit au corps/esprit de trop manger (par une forme de conditionnement quelconque), il lui faudra bien trouver une autre façon d’apaiser l’anxiété car la source du symptôme restera active ! Le symptôme va donc se transformer ou se déplacer (de la nourriture vers l’alcool par exemple). Et une fois posé cet anneau gastrique virtuel, ce dernier viendra s’opposer aux capacités naturelles de notre organisme à retrouver son équilibre. Et ce, même si la source de l’hyperphagie a été traitée efficacement… 

Il existe en Suisse un établissement de soins spécialisé dans le traitement des troubles du comportement alimentaires. Le gouvernement Suisse, il y a quelques années de cela, a fait  évaluer les résultats des traitements donnés. Il s’agit de traitements symptomatiques, où l’on cherche en première intention à modifier le comportement. La conclusion de cette étude : 70 % des patients sortis de cet établissement asymptomatiques (plus de crises de boulimie, par exemple) ont connu un état dépressif dans les 12 mois après leur sortie. Voilà des données qui indiquent clairement les limites (et dangers) des « thérapies cosmétiques » qui se refusent à entendre et comprendre ce que notre inconscient exprime à travers nos symptômes.

Dans le cas de l’obésité, on invoquera souvent l’influence des gènes pour justifier la brutalité de ce type de traitement. Oui, sans doute. Mais deux jumeaux homozygotes (même oeuf) porteurs d’un même gêne les prédisposant à l’obésité peuvent connaître une évolution pondérale totalement différente. Pourquoi ? Parce que le gêne va s’exprimer – ou pas – selon les émotions dominantes qui animent le sujet au quotidien.

Notre Cabinet n’utilise donc pas le protocole de l’anneau gastrique virtuel mais propose une thérapie intégrative qui cherche à agir à la source du problème afin de produire un changement profond et durable (sans symptôme de substitution) et dont je vous parlerai avec plaisir si vous le souhaitez.

N’hésitez pas à m’appeler pour que nous en discutions de vive voix et dans tous les cas, je forme le voeu que vous retrouviez le bien être et la santé.

Bien cordialement,

Philippe Coat.

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59 

CABINET COAT    29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin.

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  • Thérapie Intégrative Avancée (A.I.T.),
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POUR ETRE EN BONNE SANTE, SOIGNONS NOS PENSEES

Portrtait Natalia

Natalia Coat Développement personnel

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Philippe Coat Thérapie émotionnelle & cognitive

 

 

 

 

 

« Nous pensions que notre ADN déterminait une grande partie de nos comportements et de nos caractéristiques physiques. Or, l’épigénétique nous apprend que de nombreux gènes sont quotidiennement activés ou désactivés par nos croyances, nos émotions et nos attitudes. Chacune de nos pensées se propage comme une onde dans tout notre corps, affectant notre système immunitaire, notre cerveau et notre système hormonal ». (2)

Mais concrètement, comment installer en nous un état d’esprit qui va agir favorablement sur notre métabolisme et l’expression de nos gènes afin d’optimiser notre santé et notre bien être ?

Bruce Lipton, PhD, l’un des pères de l’épigénétique, a été le premier à comprendre qu’une grande partie de notre activité génétique est affectée par des facteurs extérieurs à la cellule. Un exemple parmi d’autres : l’influence de nos émotions sur la cicatrisation. Des chercheurs (3) ont étudié l’effet qu’a le stress associé à des conflits conjugaux sur la cicatrisation des plaies, qui est un marqueur significatif d’activation génétique. A l’aide d’un dispositif de succion, les expérimentateurs ont provoqué de petites ampoules sur la peau de cobayes mariés, après quoi on a demandé à chaque couple d’avoir une discussion neutre d’une demi-heure. Pendant les trois semaines suivantes, les chercheurs ont suivi la production de trois protéines que le corps fabrique en association avec la cicatrisation des plaies. Ils ont ensuite demandé aux mêmes couples de discuter d’un sujet sur lequel ils étaient en désaccord.

Un état émotionnel négatif ralentit la cicatrisation de 40 %

Les chercheurs ont découvert que l’expression des protéines liées à la cicatrisation était déprimée chez les couples qui s’étaient disputés. Même les couples qui avaient eu un simple dialogue autour d’une différence d’opinions, plutôt qu’une franche dispute verbale, montraient de plus lentes cicatrisation de leurs plaies. Mais dans les couples qui avaient eu de sévères désaccords, avec dénigrements, sarcasmes et critiques, la cicatrisation étaient ralentie d’environ 40 %. « Il s’agit de blessures mineures et d’interactions limitées dans le temps. Les conflits conjugaux de la vie réelle ont probablement un impact plus puissant », ajoute Janice Kiecolt-Glaser.

Lorsque vous avez une telle lésion sur la peau et que votre corps a besoin de la réparer, un signal est envoyé aux gènes associés à la cicatrisation. Ces gènes s’expriment en incitant les cellules souches à se transformer en cellules de peau saines et fonctionnelles. Quand il y a interférence avec ce signal, ce qui ici provient des états émotionnels des sujets en colère, les cellules souches ne reçoivent plus clairement le message car l’énergie du corps est occupée à construire des produits biochimiques de réponse à la menace (subjective) déclenchée par la colère. La cicatrisation est compromise.

Anxiété = vieillissement prématuré

Stress

Cet exemple laisse imaginer ce qui se passe lorsque nous sommes assaillis de façon régulière par des pensées stressantes. Selon Dawson Church, PhD (2), « La circulation de ces hormones de stress (ndlr : adrénaline, noradrénaline et cortisol) va compromettre votre système immunitaire, affaiblir vos organes et vous faire vieillir prématurément. Vous êtes en train d’activer des gènes qui fonctionnaient parfaitement bien pour l’homme des cavernes (ndlr : c’est-à-dire un processus visant à assurer la survie en maximisant à court terme les performances physiques et mentales pour faire face à un danger), mais qui sont contre-productifs pour l’homme moderne ».

Pour le Dr Herbert Benson (4), « Les pensées stressantes qui conduisent à la sécrétion de la noradrénaline liée au stress entravent nos capacités de guérison naturelles issues de l’évolution. Ces pensées ne sont souvent que dans nos esprits, et non pas une réalité. »

Le neuro-endocrinologue Bruce McEwen, PhD (5), précise « qu’un tel stress use le cerveau, conduisant à l’atrophie cellulaire et à la perte de la mémoire. Il élève également la pression artérielle et le sucre dans le sang (glycémie), qui durcissent les artères et mènent à des maladies cardiaques ».

Sous l’effet du stress, une élévation chronique du taux de cortisol contribue aux affections suivantes :

  • Tension artérielle élevée
  • Réduction de la capacité de mémoire et d’apprentissage
  • Hyperglycémie
  • Maladies cardiaques
  • Diminution de la réparation cellulaire
  • Accélération du vieillissement
  • Ralentissement de la cicatrisation
  • Réduction de la réparation osseuse
  • Diminution des cellules immunitaires en circulation
  • Diminution des anticorps immunitaires
  • Mort des cellules cérébrales
  • Réduction de la masse musculaire
  • Diminution de la réparation des cellules cutanées
  • Augmentation de dépôt de graisse autour de la taille et des hanches
  • Ostéoporose.

Source : Dawson Church, PhD

Comment installer un état d’esprit favorable à ma santé ?

Dawson Church

Dawson Church, PhD

Nous sommes donc en bonne partie responsable de notre santé. Dawson Church, PhD (2), avance que « En nous déstressant par le biais de nos attitudes, croyances, hygiène de vie, autosuggestions et spiritualité, nous prenons pleinement part au choix des instruments qui prédomine dans notre symphonie génétique.  Lorsque vous comprenez qu’à chaque émotion et pensée, à chaque instant, vous procédez à l’ingénierie épigénétique de vos propres cellules, vous avez soudain sur votre état de santé et de bonheur une capacité d’action qui peut faire toute la différente.»

Très bien : notre santé dépend de nos pensées. Alors concrètement, comment installer en nous un état d’esprit qui va agir favorablement sur notre métabolisme et l’expression de nos gènes pour optimiser notre santé et notre bien être ? Différentes pratiques issues de l’hypnose, de la pychothérapie énergétique et de la sophrologie permettent d‘agir efficacement. Il s’agira d’une part, de nous libérer de nos entraves (croyances limitantes, schémas dysfonctionnels, traumatismes) et d’autre part, d’installer un bon équilibre émotionnel – et de le maintenir dans le temps ! – par une pratique régulière.

Quelle stratégie thérapeutique peut-on adopter ?

Bien entendu, il n’y a pas de parcours type. Tout dépend de votre « carte du monde », parcours de vie, besoins du moment… Voici néanmoins les quelques thématiques sur lesquelles il faudra s’interroger et, le cas échéant agir, pour composer un programme santé adapté tel que le pratique le Cabinet Coat, cabinet de thérapies brèves & développement personnel.

1. Créer en moi une base de sécurité

Dans un premier temps, il conviendra que je développe en moi les ressources nécessaires pour aborder le quotidien avec lucidité et créativité : calme, détente, sécurité, estime de soi. Sans ces ressources primaires, je ne peux pas changer, me projeter dans l’avenir. Dans la peur, impossible d’explorer.

2. Me libérer de mes entraves

S’il y a lieu, il conviendra de me libérer des traumatismes ou conditionnements affectifs qui entretiennent en moi des pensées et émotions qui vont altérer ma santé. Peut être aussi, affaiblir les automatismes de pensée qui me limitent : croyances irrationnelles, distortions cognitives, schémas dysfonctionnels… Des habitudes de penser, d’agir ou de ressentir qui sont figées s’accommodent mal du mouvement permanent qui caractérise la vie qui s’exprime en moi et autour de moi.

3. Renforcer par la répétition les réseaux neuronaux qui sous-tendent les états désirés

Réseaux neuronaux

Intervenir de façon systématique sur les situations où se manifestent nos états de conscience et/ou comportement problématiques afin de défaire les automatismes neuro-biologiques qui les sous-tendent. Ces automatismes résultent parfois de plusieurs décennies d’apprentissage négatif. Une action répétée – et ce, au moment même où se manifeste l’état problématique –  viendra défaire les réseaux neuronaux correspondant et renforcer ceux qui supportent l’état désiré. Cette stimulation répétée est indispensable pour que se maintiennent les nouvelles connexions synaptiques. Dans le cas contraire, après 3 semaines, il ne reste plus rien de l’apprentissage qui avait été effectué (cf. Erik Kandel, prix Nobel de médecine en 2000).

4. Renforcer la conscience de mon identité originelle

Parfois, dans une recherche de sécurité, d’appartenance à une famille symbolique, j’ai adopté inconsciemment une conception de la vie, des valeurs et des comportements qui ne m’appartiennent pas : ce sont peut être ceux de ma mère avec laquelle j’entretiens une relation « fusionnelle », de mon conjoint, de mon univers professionnel…. Tôt ou tard, je vais ressentir un mal être car je ne suis pas « comme » tel ou tel. Je suis né avec ma singularité, mon originalité. Je ne suis identique à aucun autre être vivant dans l’univers! Une petite voix au fond de moi va finir par me susurrer « tout ça, ce n’est pas toi, tu aspires à autre chose ». Lorsque je ressentirai ce qui fait ma singularité et que je l’accepterai, mes façons d’agir, de penser et de ressentir vont se mettre en consonance avec mes désirs profonds. Je me sentirai alors apaisé, mieux intégré dans l’existence.

5. Mieux ressentir mes désirs authentiques

Une bonne conscience du corps est indispensable. Car mes impressions sensorielles sont nécessaires pour que naisse l’émotion. Et cette émotion précède le désir. Autrement dit, si je ne ressens pas grand chose dans mon corps, j’aurais du mal à prendre conscience de mes vrais désirs. Alors je risque de vivre en référence à des impératifs moraux, aux exigences de la société, à une analyse rationnelle de la situation… Mais pas à mes désirs. En étant bien connecté à mes ressentis, je me dote de cette boussole interne qui va m’indiquer dans quelle direction il est souhaitable que j’oriente ma vie. Quand j’irai dans la bonne direction, ce n’est pas tant mon mental que mon corps qui va me le faire savoir. Je « me sentirai bien », voilà tout. Mais encore faut-il que « je me sente » ! Ce qui ne va pas de soi car les difficultés de la vie et notamment les traumatismes on tendance à produire une dissociation corps/esprit. Si le corps a fait mal un jour (accident, abus sexuel….) , ou que j’ai crains qu’il fasse mal sous l’effet d’une menace, je me suis peut être mis inconsciemment à distance de ce corps. Si tel est le cas, mes sensations/émotions se sont alors partiellement éteintes et il m’est donc plus difficile de ressentir mes vrais désirs et de développer la volonté nécessaire pour traduire ces désirs dans l’action.

6. Développer mes compétences relationnelles

Lorsque la détente et la sécurité sont là, que je suis libéré de mes entraves et que je m’accepte tel que je suis, que je ressens mes vrais désirs, je peux dorénavant m’ouvrir davantage à l’autre et m’enrichir à son contact. Différentes pratiques peuvent alors favoriser ma capacité d’écoute et l’expression de mes émotions, bases de l’intimité et d’une relation interpersonnelle authentique.

7. Rester dans une dynamique d’évolution constante 

Cabinet Coat, hypnose, sophrologie, psychothérapie énergétique, Colmar, Haut Rhin, thérapies brèves, développement personnel

Maintenir un bon équilibre physique et émotionnel suppose une pratique régulière. Avec la routine énergétique, 5 minutes matin et soir  suffisent.

Une fois qu’un bon équilibre émotionnel a été installé, il faut maintenir ma capacité d’ouverture et d’apprentissage, ma tolérance à l’incertitude inhérente à la vie, ma souplesse. Pour cela, une me faut une pratique régulière pour maintenir l’unité esprit/corps (conscient/inconscient) . Car même le pianiste virtuose perd son niveau s’il abandonne son entrainement. Des pratiques issues de la médecine énergétique (cf. la vidéo « Routine énergétique » sur le présent site) ou de la sophrologie permettent :

  • d’une part, de mobiliser le corps pour favoriser la circulation de l’énergie et apaiser les structures (amygdale) et mécanismes qui sous-tendent l’anxiété,
  • de renforcer la présence du corps dans la conscience : rester à l’écoute de mes sensations et de mes émotions, maintenir une bonne unité entre la conscience cognitive et la conscience somatique. Autrement dit, il s’agit de rester constamment en contact avec ce qui fait ma singularité pour, jour après jour, canaliser mon énergie dans le sens qui correspond à mes aspirations profondes.

Philippe Coat, Praticien en psychothérapie énergétique et cognitive, Hypnothérapeute et Sophrologue spécialisé à Colmar

© Reproduction interdite sans l’accord exprès de l’auteur.

(1) L’épigénétique est la science qui étudie les sources qui contrôlent l’expression des gènes depuis l’extérieur de l’ADN. Il s’agit d’une étude des signaux qui allument et éteignent les gènes. Certains de ces signaux sont des produits chimiques, d’autres sont électromagnétiques. Certains viennent de l’environnement interne du corps, tandis que d’autres sont la réponse de notre corps à des signaux provenant del’environnement qui entourent notre corps.

(2)Dawson Church, Ph.D., est chercheur en médecine énergétique. Il a fondé le Soul Médecine Institute. In Le génie dans vos gènes.

(3) Ronald Glaser, faculté de médecine de l’université d’Etat d’Ohio et Janice Kiecolt-Glaser, psychologue.

(4) Dr Herbert Benson, président du Harvard medical School Mind-Body Medical Institute.

(5) Bruce McEwen, PhD, directeur du laboratoire de neuro-endocrinologie à université Rockfeller de New York.

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59  

CABINET COAT    29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin.

Portrtait Natalia

Natalia Coat

Portrait Philippe

Philippe Coat

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RESISTANCE AU CHANGEMENT : QUELS SONT LES ORIGINES ?

Pourquoi ne fait-on pas toujours ce qu’il faudrait pour guérir ou changer ?

Portrtait Natalia

Natalia Coat Développement personnel

Portrait Philippe

Philippe Coat Psychothérapie énergétique & cognitive

Nous connaissons tous une personne dans notre entourage qui semble ne pas vouloir changer ou guérir. Elle souffre et cependant, de façon un peu inexplicable, ne fait rien ou presque pour échapper à cette souffrance : elle n’entame aucune thérapie, se garde bien de consulter un médecin ou, si elle s’engage dans un traitement quelconque, finit toujours par abandonner très vite au motif que « de toutes façons, tout ça c’est de la connerie », « dans mon cas, ça ne fonctionnera pas »… Et on a parfois le sentiment que le sujet, ne faisant preuve d’aucune constance dans ses efforts pour changer, ne peut, bien évidemment, obtenir aucun résultat ! Comme si son investissement dans sa guérison était une mascarade. Voire même, comme si elle sabotait inconsciemment tout processus susceptible de mener à sa guérison.

Qu’est-ce qui explique cette résistance à la guérison ou au changement ? Quels sont les éléments qui empêchent les personnes de prendre des décisions qui serviraient au mieux leurs intérêts ? Pourquoi ne va t’on pas toujours spontanément vers ce qui contribue à notre plaisir, notre libération ou notre élévation ? Explorons quelques-uns des mécanismes qui sont en jeu derrière ce paradoxe et évoquons – à titre indicatif – quelques types de stratégies et techniques cliniques qui peuvent être envisagées pour lever ces freins.

La peur de perdre un bénéfice tangible

Toute décision comporte des bénéfices, certains conscients, d’autres inconscients. Si consciemment je souhaite changer mais que je ne parviens pas à le décider, c’est probablement qu’inconsciemment, j’ai pris la décision de rester là où je me trouve. Conserver son trouble, son symptôme, sa maladie est une décision qui offre des bénéfices tangibles ou symboliques. La résistance au changement provient fréquemment de la peur inconsciente de perdre le bénéfice que m’apporte parfois mon trouble. Examinons quelques exemples.

Marie, atteinte d’une hyper-inflammation du nerf sciatique                                                                   Les traitements que suit marie ne semblent pas beaucoup atténuer sa douleur et encore moins venir à bout de son problème. En arrêt maladie depuis 2 mois, elle est employée depuis 15 ans dans l’industrie où elle est formatrice. Elle connaît son métier sur le bout des doigts. Enjouée, dynamique, dotée d’une autorité naturelle ,elle est appréciée dans ce milieu masculin où elle a su se faire une place. Avant l’apparition de sa maladie, elle se déplaçait beaucoup en voiture d’un site à un autre. Elle marche maintenant avec peine.

Quel bénéfice tire t-elle de cette douleur qu’elle doit endurer ? La thérapie se désintéresse volontairement de son symptôme pour cerner ce qui se joue en elle. Son affection du nerf sciatique n’est pas le problème à traiter, il n’en est que l’ombre, la manifestation. Sa maladie est la compensation symbolique inconsciente d’une émotion qui n’a pas pu s’exprimer, d’un désir profond qui n’a pas pu venir à la conscience : elle a intégré ce milieu professionnel à une époque où, dans ses choix, acquérir une sécurité matérielle importait plus que la possibilité de se réaliser dans son métier. Elle est aujourd’hui respectée pour ses compétences, dirige une équipe, gère des budgets importants et tout cela comble son ego. Mais dans le même temps, ses aspirations profondes ont évoluées, elle a changé. Elle s’est d’ailleurs récemment formée au Yoga, s‘intéresse à la spiritualité… et s’éloigne peu à peu du système de valeurs dominant dans son milieu professionnel où prime la recherche de « l’excellence », le « just in time », « le client roi », « l’agressivité commerciale »… Et même si elle ne se l’ai pas encore tout à fait avoué, ces valeurs lui semblent aujourd’hui puériles. Mais est-elle pour autant prête à renoncer aux avantages que lui procure son poste ?

Alors ce conflit interne inconscient qui ne peut pas s’exprimer par des mot va se manifester dans son corps. Ce corps exprime le désir profond qui traverse Marie : évoluer dans un environnement en consonance avec ses valeurs et qui lui permettrait de s’accomplir en tant qu’être humain.

Le bénéfice de sa sciatique ?                                                                                                                                      La maladie la maintient opportunément à distance d’un milieu qui ne la nourrit plus. Le médecin ou thérapeute qui s’avisera de faire disparaître son affection à court terme avec une approche allopathique (2) (en se focalisant sur les symptômes) va à l’échec. Les symptômes ne céderont sans doute pas durablement tant que persistera son conflit interne.

Pourquoi ne pas mener une analyse logique et systématique des possibilités : « Et si vous démissionniez ? ». Bien que ces approches conscientes soient utiles, elles présentent de sérieuses limitations dans la mesure où le dilemme décisionnel se trouve en sous-sol et qu’il peut rester sourd à toute approche rationnelle. 

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

Connecter Marie à son identité authentique

Marie a incorporé des valeurs et plus largement, des façons de penser, d’agir et de ressentir qui appartiennent à son père plutôt qu’à elle. Elle a d’ailleurs été élevée comme le garçon qui était désiré par ses parents. Cette « introjection » commence à perdre de sa force mais Marie n’a pas encore conscience que le trouble qu’elle ressent en elle est l’expression d’une aspiration profonde à vivre en conformité avec son identité authentique. Le travail thérapeutique va viser, par l’hypnose, à la libérer de ses limitations apprises dans son environnement familial. Dans l’état hypnotique, elle va se connecter à ce qui fait sa singularité et acquérir progressivement la capacité à l’accepter.

L’inviter à se projeter dans un futur où elle vit en conformité

avec ses aspirations profondes

Dans un seconds temps, elle sera peut être en capacité à apporter dans sa vie quotidienne les changements nécessaires, à se projeter aussi dans le futur et, s’il y a lieu, à dessiner un projet de vie / projet professionnel plus en consonance avec ses vrais désirs (par l’hypnose encore).

La peur de perdre un bénéfice symbolique

Alain, partagé entre sa femme et sa maitresse                                                                                             Alain est torturé lui aussi par un dilemme qui rend le changement difficile. Il est marié avec Julie depuis 20 ans, heureux dans son couple. A l’âge de 45 ans, il constate avec dépit qu’il n’avale plus ses 10 kilomètres de course à pieds dominicale avec aisance. C’est dans ce contexte  qu’il croise un amour de jeunesse et depuis entretient des relations ponctuelles avec cette femme. La situation le fait souffrir, fait aussi souffrir sa femme à laquelle il a avoué sa liaison. Mais il ne parvient pas à prendre une décision : quitter sa femme ou mettre fin à sa relation ? On pourrait comprendre que la difficulté du renoncement à cette liaison s’explique notamment par le plaisir – sexuel et affectif – qu’elle lui procure. Mais le travail thérapeutique réalisé avec Alain révèle qu’il n’est pas amoureux de cette femme, qu’il n’était pas insatisfait sur un plan sexuel avant sa rencontre et qu’enfin, il est toujours amoureux de Julie qui compte énormément pour lui.

Alors pourquoi reste t-il dans cette situation ?                                                                                           Parce qu’elle lui procure un bénéfice symbolique important : alors que les effets de l’âge commencent à se faire sentir, monte une angoisse de mort encore inconsciente. Cette relation extra-conjugale représente sa jeunesse perdue, sa vitalité d’autrefois et surtout l’ensemble des possibles qui s’offraient à lui à l’époque de ses 20 ans. Y renoncer, ce serait prendre conscience de tout ce qui n’est désormais plus possible. Et se défaire du rempart qu’il a édifié pour tenter de contenir cette angoisse de mort qui commence à poindre.

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

Sur la thématique de la mort et de la vieillesse

Pour aider Alain, tourmenté par la décision à prendre, le thérapeute pourra interroger ses significations inconscientes. Inviter Alain à prendre conscience que le maintien de sa liaison est un projet d’immortalité symbolique et que sa difficulté à faire un choix procède notamment de sa peur de perdre cette illusion de jeunesse éternelle.

Puis travailler sur la mort pour l’amener à prendre conscience des bénéfices d’une vie vécue dans la perspective de la mort : distinguer l’essentiel de l’accessoire, mieux jouir de la vie. Comme l’avance nombre de grands penseurs et philosophes (Platon, Montaigne, les Epicuriens, le bouddhisme…), pour préparer un homme à bien vivre, il faut le préparer à mourir.

Les avantages de l’âge pourront aussi être mis en exergue pour favoriser l’acceptation de la jeunesse révolue : une plus grande capacité à jouir de la vie, à contempler, à transmettre aussi. Bref, un nouveau projet qu’il lui appartient de construire.

Sur la thématique du choix

Le travail portera sur la question du choix et notamment le fait que ce dernier suppose un renoncement. Le patient pourra être amené à prendre en considération les avantages de l’action par rapport à l’inaction dans laquelle il s’est enlisé. Par exemple, le fait que l’inaction maintient le trio dans la souffrance, sans espoir d’amélioration. L’action produit dans tous les cas un apprentissage. Je progresse parce que l’action que j’ai posée à produit un résultat. Favorable ou défavorable, je peux alors passer à l’étape suivante, tester une autre option ou me maintenir dans la situation acquise. Faire le choix du status quo est aussi, bien entendu, une option pour Alain, s’il est fait en conscience.

Des pratiques issues de l’hypnose ou de la programmation neuro-linguistique pourront être mises à contribution pour faciliter la décision, notamment en faisant appel à des « guides » du passé, du présent ou du futur (parent, ami, guide spirituel réel ou fictif…) qui vont apporter leurs qualités ou leurs conseils à la personne.

L’insécurité engendrée par un traumatisme

Parfois aussi, la difficulté à changer résulte d’une faille profonde qu’un traumatisme a creusé dans la sécurité interne.

Le sujet s’engage dans une thérapie mais va très vite trouver mille raisons pour abandonner : « le thérapeute ne comprend rien, il n’est pas compétent, pas sympathique, dit des choses étranges. Cette forme de thérapie convient sans doute aux autres, mais sur moi, ça ne fonctionne pas… ». Alors il change de thérapeute. Puis de thérapie. On observe qu’il s’évertue à ne produire aucun effort suivi, de sorte qu’il ne devrait s’attendre à aucun résultat substantiel ! Comme s’il programmait son échec. Cet auto-sabotage est inconscient. A un niveau conscient, le sujet veut échapper à sa souffrance.

Isabelle, anorexique depuis ses 14 ans                                                                                              Comment Isabelle ne voudrait-elle pas consciemment se libérer de sa maladie, elle qui souffre d’anorexie et dont l’âge biologique doit avoisiner 75 ans quand son état civil lui en donne 60 ? Depuis plus de quatre décennies elle soumet son corps à un traitement qui en aurait tué plus d’un depuis bien longtemps : hyperphagie d’aliments gras, excès de café et de soda excitant et saturé de sucre, vomissements quotidiens, cigarettes enchainées du lever au coucher… Son métabolisme est totalement perturbé, son corps décharné. Elle a été victime d’un accident vasculaire cérébral qui affecte lourdement son élocution. Et la liste des troubles s’allonge de mois en mois.

Là encore, le trouble du comportement alimentaire ne doit pas être la cible prioritaire de la thérapie, il n’est que l’expression du problème.

L’histoire d’Isabelle recèle un événement important : alors qu’elle est allaitée au sein, sa mère est affectée par le décès soudain de l’ainée de la famille alors âgée d’un peu plus d’un an. En proie à une grande douleur doublée d’une forte culpabilité (l’enfant est mort dans son sommeil, l’avait-on correctement positionné dans son lit, l’avait-on suffisamment surveillé ?), la maman n’a soudainement plus de lait et entre dans un état dépressif (suis-je digne d’avoir un autre enfant, ne va t-il pas lui aussi mourrir par ma faute ?). Isabelle est soudainement privée de la douce sensation du téton dans la bouche, de la mollesse du sein, de la chaleur des mains, des caresses sur la peau, de la sensation de l’estomac qui se remplit, de l’odeur de sa mère, de la tendresse de son regard, du bercement de sa voix. 

Symboliquement – et sensoriellement – c’est un abandon qu’elle expérimente. Or l’ensemble de notre psychisme est étayé sur nos sensations : avant d’avoir un psychisme, le petit homme appréhende le monde uniquement par ses sensations. Une privation sensorielle soudaine c’est comme une couche de papier peint qui se froisse. Les couches suivantes – le psychisme qui s’élabore – risquent fort d’épouser le relief de cette couche première qui comporte des failles. Cette séparation est d’autant plus mal vécue qu’à cet âge, l’enfant ne différencie pas l’autre de lui-même. Il est encore dans la phase de développement dite « symbiotique ». Il est probable que cet accident dans sa jeune histoire individuelle va perturber plus tard le  « processus de séparation-individuation» qui commence vers l’âge de 6 mois. En somme, l’enfant qui ne s’est jamais psychiquement séparé de sa mère sera incomplet, dépourvu d’une partie de lui-même et vivra du coup dans l’anxiété perma nente.

Où réside ici le bénéfice de l’anorexie ?                                                                                                        D’une part, les crises de boulimie d’Isabelle constituent probablement une tentative d’échapper à l’angoisse qu’elle ressent depuis son «abandon » alors qu’elle était un nourrisson. Quoi de mieux que de se remplir pour essayer de retrouver ces moments qu’elle a connu lorsqu’elle était nourrit sous le regard attendrit de sa maman, s’abandonnant, une fois repue, dans le confort et la sécurité ?

D’autre part, elle vit dans une relation ambivalente avec sa mère : elle recherche en permanence l’amour maternel qui symboliquement lui a fait défaut, elle aspire à cette symbiose qui a brutalement pris fin, et dans le même temps, déteste inconsciemment sa maman, coupable à ses yeux de l’avoir abandonnée. Tant que son anorexie perdure, elle a la garantie que sa mère fera preuve d’une grande sollicitude à son égard et ne l’abandonnera pas. Sous l’effet de son amour et de sa culpabilité, sa mère répondra effectivement à ces attentes. Peut-être même jusqu’à son dernier souffle.

Autrement dit, Isabelle regarde sa guérison potentielle comme un risque : « si je ne suis plus malade, maman va t-elle continuer à s’occuper de moi ? ». L’idée de guérir lui fait craindre de connaître symboliquement un nouvel abandon.

Bien sûr, il n’y a jamais, derrière un comportement néfaste, une explication valable pour tous. C’est une impénétrable constellation de causes qui est à l’oeuvre – causes génétiques, biologiques, liées à l’environnement naturel, familial, social, à l’alimentation, à l’effet des polluants, aux événements qui ont jalonnés l’histoire du sujet et à sa représentation de ces événements. J’oubliais : toutes ces causes étaient en interaction les unes avec les autres. Prétendre identifier « La » cause est un leurre. J’oubliais encore : toutes ces causes appartiennent au passé, elles ne sont plus et la personne a profondément changée.  Prétendre déchiffrer le mécanisme qui a mené de cette constellation de causes au présent du sujet équivaut à… vouloir pénétrer le mystère de la Vie. Mais fort heureusement, une telle compréhension n’est pas indispensable à la mise en oeuvre d’une stratégie thérapeutique efficace.

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

Agir sur le traumatisme

Par des techniques de libération émotionnelle ou l’hypnose, on peut procéder à une reconsolidation de la mémoire émotionnelle problématique. On vise l’apprentissage le plus ancien, celui qui est à l’origine de la forme générale qu’ont prises les couches cumulées d’apprentissages. Le principe consiste à solliciter à nouveau l’amygdale (structure située dans le cerveau limbique) responsable des réactions d’anxiété en activant mentalement le souvenir douloureux. Dans le même temps, en stimulant le système nerveux parasympathique, on adresse un signal contradictoire. En hypnose, on procèdera par exemple par la technique de la « désactivation d’ancre » et en psychothérapie énergétique, en stimulant des points de terminaison de certains méridiens pour adresser un signal (piézo-électrique) qui va agir sur le système limbique. L’hippocampe (très impliqué dans la mémoire émotionnelle) retient alors que cet événement peut être associé à du calme. Les réseaux neuronaux sont progressivement modifiés. Le souvenir de l’événement traumatique demeure, mais l’émotion négative qui lui était associé se dissipe.

Renforcer la sécurité interne

Stimuler à répétition les réseaux neuronaux correspondant à un état de calme, de détente corporelle et de sécurité. Apprendre au patient à générer cet état à la demande.

Agir sur le trouble du comportement

L’action directe sur le comportement néfaste (ici hyperphagie et vomissements) n’est jamais suffisante. Elle vient en complément d’un travail de fond sur le terrain qui a donné naissance au trouble. Même si je ne parviens pas à le déceler, mon comportement n’apparaît pas au hasard. Il est le plus souvent associé à un état interne spécifique. Lorsqu’il apparait, la recherche de « la maitrise de soi » est peu utile car il a un caractère d’automatisme neuro-biologique. Cet automatisme peut être puissant car il a tracé son sillon profondément avec la répétition, parfois sur des décennies. On pourra modifier progressivement ce comportement par un nouvel apprentissage qui sera d’autant plus fort qu’il va reposer lui aussi sur la répétition. Le patient va apprendre en cabinet, dans l’état hypnotique, à générer à la demande un état interne, par exemple, de calme et de détente et ce, en produisant un geste.

Dans son quotidien, il va produire ce geste dans les situations critiques, c’est-à-dire lorsqu’il s’apprête à s’adonner à son comportement problématique. Ce geste va alors installer le calme et la détente en lieu et place de l’anxiété qui présidait à l’apparition du comportement néfaste. Il y a alors reconsolidation de la mémoire émotionnelle. Avec la répétition, le lien entre la situation qui était anxiogène et le comportement néfaste s’éteint progressivement.

 La peur de s’arracher à une relation fusionnelle

Individuation / fusion : dans son rapport aux autres, l’être humain se situe quelque part entre ces deux pôles. S’il y en a une, la position idéale sur cet axe

n’est probablement pas aux extrêmes. On utilise souvent le terme « fusionnelle » pour caractériser une relation de très grande proximité affective entre des conjoints, par exemple, ou entre un enfant et l’un de ses parents. 

Lorsqu’il y a effectivement quelque chose qui ressemble à une symbiose, les ennuis ne sont jamais bien loins. Vivre dans la fusion c’est vivre dans l’illusion que nous ne faisons qu’un, là où en réalité, nous sommes foncièrement différents jusqu’à un niveau cellulaire. Pour tenter de faire vivre cette illusion « d’unité », je vais devoir abandonner à l’autre ce qui fais ma singularité. Je vais progressivement anesthésier tous ceux de mes désirs qui ne sont pas conformes aux désirs de l’autre. Dans un couple, cette relation risque fort d’aboutir à l’apathie, la banalité, l’appauvrissement, la fadeur et la schlérose.

Lorsque cette relation symbiotique concerne une personnalité masochiste et un parent, ce dernier adresse à l’enfant un message du type : « Ne cherche pas à être toi-même, tu n’en a pas la capacité. Tu as besoin de ma présence pour exister ». (*) Au cours de leur développement, ces individus vivent toute expression libre d’un choix comme interdite, équivalant à une transgression du mandat parental.  A l’âge adulte, les décisions importantes suscitent un sentiment d’insatisfaction, d’ennui, de mal-être diffus provenant à la fois de la peur de la séparation et de la culpabilité soulevée par la transgression envers le parent.

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

Renforcer la sécurité interne

Stimuler à répétition les réseaux neuronaux correspondant à un état de calme, de détente corporelle et de sécurité. Apprendre au patient à générer cet état à la demande.

Briser l’influence négative du parent

Rupture du lien en hypnose.

Se connecter à son identité authentique

L’insécurité émanant de l’éducation précoce

Changer, c’est accepter l’incertitude, la découverte. Et nous n’avons pas tous appris à tolérer l’incertitude. Les parents d’une nature anxieuse, ou ayant connu un drame familial (un enfant mort très jeune, par ex.) peuvent devenir surprotecteur. Ils peuvent alors chercher à tenir leur enfant à distance de tout risque potentiel : au moment où il apprend à marcher, pourquoi le laisser explorer seul son environnement puisqu’il risque de tomber ? Au lieu d’éduquer leur enfant à faire face à l’imprévu inhérent à la vie et à s’y adapter, ils vont alors le conditionner à éviter toute situation où l’incertitude à sa place. 

A l’âge adulte, lorsque cet enfant partira en vacances, il préfèrera sans doute planifier son séjour dans ses moindre détails (horaires, trajets, sites à visiter…). Inconvénient : il délimite ainsi le champ de sa découverte, autrement dit risque fort de ne découvrir que ce qu’il avait prévu de découvrir. Il sera aussi vite décontenancé par un imprévu. Or dans quel voyage (dans quelle vie) n’y a t’il pas d’imprévu ? Cette recherche de sécurité peut gravement entraver ses possibilités d’épanouissement comme l’exprime Deepak Chopra :« La recherche de la sécurité est une illusion. Les anciennes sagesses expliquent que la solution à cette quête sans issue réside dans la sagesse de l’incertain. Cela signifie que la recherche du sûr, du certain, vient de l’attachement au connu. Et qu’est-ce que le connu ? C’est notre passé. Le connu n’est rien d’autre que la prison créée par le conditionnement du passé. Le connu n’est rien d’autre que la prison. Il ne génère aucune possibilité d’évolution, absolument aucune. Et quand il n’y a pas d’évolution, il ne reste que stagnation, entropie, désordre et décadence. »

Un droit au bonheur délimité par l’entourage familial

Un goût pour le malheur est souvent avancé comme explication du refus de changer. En fait, c’est plutôt le contexte familial ou social qui interdit le bonheur. Cet homme ne peut être heureux parce que son frère ne l’est pas. Il est déjà trop loin de lui dans la réussite amoureuse et professionnelle, il faut qu’il s’arrête. 

Voici ce qu’en dit François Roustang : « Le malheur, la façon de souffrir, le mal-être révèlent toujours un système social et une insertion desquels le patient ou la patiente n’a pas la force de se détacher. Les limites du bonheur ont été tracées par l’entourage. Les franchir fait courir le risque du rejet dans des abîmes de solitude. Parler de conflits psychiques est une erreur, il n’y a de conflits que relationnels. […] cela signifie que la manière de souffrir et d’être malheureux est un produit de relations, pas seulement avec papa ou maman, mais avec tout un milieu dans la suite des générations. Changer l’existence de quelqu’un, c’est sans doute à la fin changer sa vie intérieur mais par le biais du changement de sa place relative ». (*)

Pascal, fils d’un pervers narcissique

L’entourage familial produit aussi parfois de puissants conditionnements affectifs qui nous entrave dans notre désir de changer. Ainsi, par exemple, la façon de se réjouir dépend-elle aussi en bonne partie du comportement des figures d’attachement de notre enfance. Pascal semble s’interdire de jouir de tous les petits plaisirs qui passent à sa portée. Il n’est pas joyeux lorsqu’on lui fait un cadeau, ne s’émeut guère lorsqu’une femme lui déclare son amour, ne s’enthousiasme pas à l’idée de partir à l’autre bout du monde. Et pourtant, une partie de lui adore tout cela. Mais de là à se laisser aller à une émotion plaisante et à en jouir, il y a un grand pas !

Son père est un pervers narcissique. Tout au long de l’année, à chaque événement qui se profile, il travaille à convaincre son entourage qu’il convient de se réjouir. Par exemple, au moment des fêtes de Noël, il dépense beaucoup d’argent dans la préparation du repas, les décorations, achète de somptueux cadeaux pour démontrer sa magnanimité et invite tout son entourage à s’investir dans les préparatifs, à ses côtés – et sous ses ordres. La soirée débute dans la convivialité mais se termine invariablement dans les pleurs qui accompagne la froideur implacable de ses monologues sadiques. Il finit par humilier ses proches, leurs explique à quel point ils sont « minables », traite ses filles de « putes » et expliquent à tous qu’ils resteront toujours incapables de survivre sans lui. C’est le but : les conditionner pour qu’ils vivent dans la dépendance et la soumission à son autorité.

Aujourd’hui Pascal veut changer. Mais il y a toujours cette petite voix au fond de lui qui susurre : « Ne te réjouis de rien. C’est le plus sûr moyen de ne pas souffrir de cette déception qui vient généralement derrière la réjouissance. » Et cet automatisme neuro-biologique, cette programmation paternelle qui à l’approche d’une expérience plaisante déclenche l’anxiété plutôt que la joie.

Un droit à la décision délimité par l’entourage familial

Pascal a t-il même le droit de décider de changer ? Selon Otto Rank, la volonté se manifeste tout d’abord par de la contre-volonté. Les désirs de l’enfant rencontrent l’opposition de ses parents. La volonté de l’enfant se manifeste comme opposition à cette opposition. Si ses parents tentent systématiquement d’étouffer son expression impulsive, il est alors accablé par la culpabilité et va envisager toutes les décisions comme mauvaises et interdites. Devenu adulte, Pascal a bien du mal à prendre la décision de changer car il ne se sent pas le droit de décider.

Cet entourage familial peut également avoir produit des croyances qui vont faire obstacle à la possibilité d’un changement : « Il ne dépend pas de moi de changer », « Je n’ai pas le pouvoir de changer », « le changement recèle d’immenses dangers », « Je peux changer sans renoncer à rien »…

L’incapacité à se projeter dans le futur résultant du manque d’accès à ses sensations et émotions

La capacité à changer peut aussi être affectée par une relation au corps qui pose problème. Lorsqu’il y a « dissociation », c’est-à-dire un clivage entre la cognition et la sensation (l’esprit et le corps), je ne ressens pas dans mon corps mes désirs. En effet, mes vrais désirs naissent dans mon corps, ils ne résultent pas d’un processus cognitif ! Si ces objets que j’appelle « désirs » naissent d’une analyse rationnelle, d’une évaluation avantages/inconvénients, d’une prise en compte des exigences de la société, de l’opinion de mes parents… Ils ne méritent pas le qualificatif de « désirs ».

Mes vrais désirs s’appuient sur mes sensations, sur cette boussole interne qui est l’expression de mon essence originelle et qui me fait dire lorsque je vais dans une première direction : « Je le sens bien, ça me fait du bien, je ressens du plaisir, de l’épanouissement. » Et dans telle autre direction : « Non, je ne le sens pas, ce n’est pas pour moi. » Mais que se passe t’il si je suis dissocié, que mon corps ne fonctionne pas de concert avec la conscience ?. Et bien je ne ressens pas mes désirs, je suis alors dans la confusion et l’anxiété, je ne sais plus sur quel chemin m’engager. Résultat : je n’ai pas de projet, pas de motivation et je procrastine constamment.

Ce phénomène de dissociation est un mécanisme de protection : je me suis mis à distance de mon corps car il a fait mal (agression, accident…) ou parce que j’ai eu peur qu’il fasse mal (par ex., agression verbale d’un proche qui menace de me tuer si je ne respecte pas sa volonté). Il accompagne une large partie de la psychopathologie.

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

La thérapie visera à remettre le sujet en capacité à ressentir ses désirs propres notamment en renforçant ses impressions sensorielles et plus largement l’unité entre le corps et l’esprit.

On procèdera par exemple à des mobilisations corporelles dans un état de réceptivité augmentée par un ralentissement de la fréquence des ondes cérébrales tel qu’on le fait en sophrologie.

La peur d’affronter la culpabilité existentielle

Bon nombre de thérapeutes humanistes ou existentiels considèrent que chaque être humain dispose d’un ensemble inné de capacités et de potentialités dont il a, par ailleurs, connaissance. Lorsqu’une personne nie ses potentialités, ne les réalise pas, elle expérimente alors la « culpabilité existentielle ». Si j’ai vécu longtemps avec un trouble et que je m’en débarrasse soudainement, cela pourrait signifier implicitement que j’aurais pu m’en libérer beaucoup plus tôt. Je pourrait alors ressentir cette culpabilité existentielle, me sentir coupable d’avoir gâché une partie de ma vie, de ne pas avoir vécu pleinement pendant ces années où j’étais affecté par mon trouble. La peur d’affronter cette culpabilité existentielle pourrait donc m’inciter à conserver mon trouble.

Philippe Coat, hypnothérapeute, sophrologue spécialisé, praticien en psychothérapie émotionnelle et cognitive.

© Reproduction interdite sans l’accord exprès de l’auteur.


  • Irvin Yalom, psychothérapeute américain, professeur de psychiatrie à Stanford, écrivain. In Thérapie existentielle.
  • François Roustang, philosophe, théologien, psychanalyste et hypnothérapeute. In La fin de la plainte.
  • Mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments qui ont un effet opposé aux phénomènes pathologiques.
  • Ernest Menaker (p. 613)
  • Deepak Chopra, penseur, conférencier et écrivain d’origine indienne et de nationalité américaine, intervient sur les thèmes de la spiritualité et de la médecine alternative. In Les sept lois spirituelles du succès.

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